Actualités

FECOFA: l’élection repoussée à mai, le Conor Luntadila part, la secrétaire générale Tshimpumpu prend la relève

La FIFA a proposé, le 11 mars 2026, de reporter au mois de mai l’ensemble du processus électoral de la Fédération Congolaise de Football-Association -FECOFA-, invoquant des contraintes administratives et l’indisponibilité des comptes bancaires de la fédération. Dans un courrier signé par Elkhan Mammadov, directeur de la division Associations Membres, l’instance mondiale expose une solution de paiements provisoires mais reconnaît que l’ouverture tardive d’un compte dédié et l’absence de documents budgétaires rendent impossible le maintien du calendrier prévu.

La décision vise à permettre la tenue des scrutins des Ligues Nationales et de l’élection du nouveau Comité exécutif avant la fin mai 2026. Le délai de dépôt des candidatures, initialement fixé au 12 mars, sera prolongé en conséquence. Les commissions électorales sont invitées à soumettre «dans les plus brefs délais» une feuille de route révisée pour concrétiser ce report.

Point central du communiqué: le mandat du Comité de normalisation -Conor- [dirigé par Madame Belinda Luntadila] prendra fin le 15 avril 2026, comme prévu. La FIFA confirme que, après cette date, la Secrétaire générale de la FECOFA, Lily Tshimpumpu, et les commissions électorales assureront la poursuite du processus électoral jusqu’à l’installation du nouveau comité exécutif. La secrétaire générale assurera par ailleurs la gestion courante de la fédération pendant cette courte période transitoire.

Le contexte financier est au cœur du report. La FIFA rappelle qu’un litige entre la FECOFA et son ancien équipementier empêche l’utilisation des comptes bancaires pour financer les opérations électorales. L’instance internationale travaille à un mécanisme de paiements provisoires, mais des formalités administratives et des documents manquants retardent la mise en œuvre opérationnelle.

Ce décalage plante le décor d’une transition délicate : la fin programmée du Conor risque de créer une zone d’incertitude si la feuille de route révisée n’est pas rapidement validée. La secrétaire générale, investie d’un rôle opérationnel renforcé, se retrouve en première ligne pour garantir la continuité administrative et organiser des scrutins crédibles dans un délai compressé.

Sur le plan politique, ce report engage la responsabilité des acteurs locaux — ligues, clubs, candidats potentiels — qui devront accélérer leur préparation tout en naviguant une gouvernance sous surveillance. Pour la FIFA, l’enjeu est double : éviter une vacance prolongée du pouvoir fédéral tout en veillant au respect des procédures et à la transparence du processus.

Les prochaines semaines seront déterminantes : la FECOFA doit fournir les pièces budgétaires requises, finaliser l’ouverture du compte opérationnel et remettre une feuille de route claire. À défaut, le risque n’est pas seulement institutionnel mais pourrait fragiliser davantage la confiance des clubs, des partenaires et des supporters envers la gouvernance du football congolais.

En somme, la manœuvre de la FIFA vise à préserver le calendrier électoral tout en sécurisant les aspects financiers et administratifs. Mais la réussite de la transition dépendra largement de la capacité de la FECOFA, sous l’égide provisoire de sa secrétaire générale, à concrétiser rapidement les engagements demandés et à organiser des élections transparentes d’ici mai.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page