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Climat des affaires: l’ANAPI dévoile les résultats de son enquête

Menée à travers 8 provinces du pays, l’investigation de cet établissement public a révélé les deux facteurs à l’origine de la contreperformance RD-congolaise dans les rapports Doing business: résistance observée dans le chef des administrations chargées d’appliquer les réformes et non appropriation institutionnelle des réformes

La matinée du lundi 14 juin 2021 a eu une saveur toute particulière pour l’Agence nationale de promotion des investissements -ANAPI- qui a procédé à la publication des résultats de son enquête relative aux réformes sur l’amélioration du climat des affaires et des investissements en RD-Congo. Il s’est agi, dans cette enquête, de dégager le niveau d’impact et de satisfaction découlant de ces réformes.

En présence des animateurs de tous les services réformateurs et des acteurs du secteur privé, réunis à Sultani Hôtel de la Gombe, Rose Bokeleale, directeur général adjoint de l’ANAPI, a eu la lourde charge de présenter les résultats de cette enquêtée, diligentée sous le haut-patronage du ministre d’Etat au Plan, Christian Mwando Nsimba. Ces résultats ont révélé les deux facteurs à l’origine de la contreperformance RD-congolaise dans le classement Doing business de la Banque mondiale. Ces facteurs sont notamment la résistance dans le chef des administrations chargées d’appliquer les réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires et la non appropriation institutionnelle de ces réformes. En plus de ces deux facteurs, l’investigation a identifié l’absence ou le déficit de la communication comme un des obstacles au travail des titans abattu par l’ANAPI depuis des années maintenant.

Grâce à cette enquête, a estimé un expert en suivi et évaluation des reformes à cette occasion, l’ANAPI a pu s’imprégner de ce qui se fait réellement sur le terrain, du taux de réalisation et surtout des obstacles et problèmes rencontrés par les opérateurs économiques et les services réformateurs et chargés de la mise en œuvre desdites reformes. A sa suite, la DGA de l’ANAPI, Rose Bokeleale, a, dans l’optique d’enrayer les obstacles ressortis de l’enquête, insisté sur la poursuite de la sensibilisation non sans préconiser le dialogue permanent entre le secteur public et le secteur privé. Cela va permettre, de son avis, de booster l’appropriation institutionnelle des réformes et de mettre en place de nouvelles réformes.

Elles sont nombreuses, des réformes initiées par la RD-Congo, au travers de l’ANAPI et autres services de l’Etat, dans le seul but d’assainir son environnement des affaires. En dépit de cette batterie de réformes, le pays de Félix Tshisekedi est toujours mal classé dans différents rapports Doing Business de la Banque Mondiale. Il importait donc pour l’ANAPI de connaitre les raisons à la base de cette triste réalité qui contraste avec les efforts fournis par son comité directeur. De là, l’idée de cette enquête menée à 8 provinces: Kinshasa, Maniema, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Haut Katanga, Kongo Central et Kasaï Central.

L’enquête a porté sur les 4 indicateurs du classement Doing Business, à savoir la création d’entreprise, l’octroi du permis de construire, les paiements des impôts et taxes et le commerce transfrontalier. Pour mener cette investigation, l’ANAPI a initié une démarche en 4 temps. Le premier temps a constitué la phase préparatoire, consistant notamment à l’établissement du plan de sondage et des projets d’outils d’enquête dont les questionnaires, le plan de formation des enquêteurs et superviseurs. Le deuxième temps a essentiellement porté sur le recrutement et la formation des enquêteurs et des superviseurs, le pré-test des questionnaires et la réalisation des opérations de terrain; alors que le troisième temps a été consacré à la collecte des données primaires et à l’exploitation de la documentation disponible. Le quatrième et dernier temps s’est appesanti sur le traitement de l’information, la production et la mise à disposition des rapports. Il est intéressant de faire savoir que l’enquête de l’ANAPI a porté sur un échantillon de 1.609 personnes.

Laurent OMBA

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