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RDC – Enquête 100 jours: Papy Nyango dénonce un vice de procédure, le VPM Tunda menacé d’interpellation

Pour le député national, il revient au Parquet près la Cour des comptes de mener des enquêtes sur les fonds alloués aux travaux du programme de 100 jours. Explication: Les Parquets généraux ne disposent d’aucun atout pour instruire techniquement en matière de contrôle des finances publiques. Ces attributions sont dévolues au Parquet près la Cour des comptes qui dispose d’un pouvoir général et permanent de contrôle de gestion des finances publiques

Le député national Papy Niango dénonce un vice de procédure dans l’enquête menée sur les fonds alloués aux travaux des 100 jours du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. «C’est au Parquet près la Cour des comptes qu’il revient de mener cette enquête et non aux Parquets généraux. Non!». C’est en ces termes que l’élu de la ville de Bandundu a taclé le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende. Lors de son point de presse tenu vendredi 06 2020, le député national Papy Niango qui est également avocat, a fait savoir qu’autour des faiblesses qui minent l’exécution des instructions du Chef de l’Etat, le vice-Premier ministre et ministre de la Justice a activé de manière indue des enquêtes auprès des Parquets généraux de Kinshasa. «C’est une manière pour lui de saboter les actions du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi», a souligné l’avocat et député national Papy Niango qui s’oppose catégoriquement à la procédure du VPM Célestin Tunda Ya Kasende. L’ancien ministre ne s’est limité à la dénonciation. Il s’est beaucoup penché sur des explications. «Ces Parquent ne disposent d’aucun atout pour instruire techniquement en matière de contrôle des finances publiques». Et Papy Niango de poursuivre: «ces attributions sont dévolues au Parquet près la cour des comptes qui dispose d’un pouvoir général et permanent de contrôle de gestion des finances publiques». Le député national n’a pas apprécié la précipitation sur les arrestations enregistrées à la suite de ces enquêtes. Il a cité les cas des directeurs généraux de l’Offices des routes, Herman Mutima, de SAFRICAS David Blattner et le représentant de la Communauté libanaise en RD-Congo, Jammal Samih. «On se demande qu’est-ce qui a justifié les arrestations qui ont défrayé la chronique autour des poursuites sur les malversations financières ayant prétendument affecté la réalisation des actions des 100 jours de Félix-Antoine Tshisekedi?», s’est interrogé le député national Papy Niango. Voilà qui, aux yeux de cet élu de la ville de Bandundu, va donner corps à l’invitation qu’il compte lancer au vice-Premier ministre et ministre de la Justice à travers une question d’information au niveau de l’Assemblée nationale. «Il doit venir nous expliquer sur toutes ces questions», a-t-il martelé. Il y a lieu de souligner qu’en RD-Congo, la Cour des comptes reste l’institution de contrôle des finances de gestion finances publiques doté du pouvoir de vérifier la régularité des dépenses de l’Etat, de ses comptes et de ceux de ses services et entreprises. A ce titre, elle contrôle également les personnes physiques et morales bénéficiant des concours financiers de l’Etat. Voilà pourquoi le Parquet près la Cour des comptes ne pouvait pas être oublié dans les enquêtes menées sur les fonds alloués à l’exécution des travaux du programme d’urgence des 100 premiers jours du Président de la République. Dans les explications de Papy Niango, le travail de ces enquêtes ne relève pas des Parquets généraux. 

DK

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