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Elections en 2023 : la Plateforme des Confessions religieuses demande au gouvernement de dissocier l’enrôlement des électeurs du recensement

Après la publication de la Feuille de route par la CENI, les Chefs des Confessions religieuses ont salué au cours d’une déclaration fait ce mercredi 9 février la «programmation des activités de la CENI qui augure la tenue des élections dans les délais constitutionnels».

Pour rendre possible ce défi, les religieux ont formulé quelques recommandations. Ils ont demandé au gouvernement «de reconsidérer la question de mutualisation du processus de recensement de la population et celle de l’identification des électeurs en tenant compte de la contrainte constitutionnelle du temps qui s’impose à la CENI». C’est-à-dire de séparer le travail du recensement dévolu à l’Office national de l’identification de la population -ONIP- de celui de l’identification des électeurs reconnu à la CENI afin de gagner du temps. 

Les Confessions religieuses ont également recommandé au gouvernement «de rendre disponibles les fonds nécessaires pour la réalisation des activités électorales dans les délais».  En plus, les bonzes ont sollicité l’implication personnellement du Président de la République «pour garantir la tenue des élections dans le délai». Elles ont invité le Parlement à «finaliser les réformes électorales par l’adoption de la Loi électorale dès la session de mars 2022».

Dans la même déclaration, la Plateforme des Confessions religieuses a appelé les partis politiques et à la Société Civile à «mutualiser les efforts dans un plaidoyer pour la mobilisation des ressources et la pacification du pays en vue de la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes en 2023».

Dans leur analyse de la feuille de route de la CENI, les Chefs des Confessions religieuses ont noté que l’équipe de Denis Kadima accorde «une place de choix à la sensibilisation demeurée parent pauvre lors des processus électoraux de 2011 et 2018». Ils ont apprécié l’intérêt que la CENI accorde à la mise en place des Cadres de concertation. Cependant, ils ont estimé qu’au vu de l’étendue du territoire national et du nombre des parties prenantes, le délai d’un mois semble être insuffisant.  

Avec Focus-Actu

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