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Corruption et autres antivaleurs parmi les causes du rabais de l’enseignement en RD-Congo

A l’Institut supérieur d’esthétique et d’enseignement technique d’art et de management -ISETAM/Kikwit-, dans la province du Kwilu, la journée du 30 avril 2025 dédiée à l’enseignant a été célébrée dans une introspection approfondie à travers une conférence de presse animée par le directeur provincial de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle -OSCEP-, le Révérend frère Théotime Ubole Nkoshi, sur le thème: «La possibilité de fournir un enseignement de qualité, équitable, inclusif et des opportunités pour le développement».

Une manière pour le responsable provincial de l’OSCEP/Kwilu de chercher à lutter contre la corruption et dénoncer tous ses effets pour une éducation de qualité pour le développement de la société. Content de la tenue de cette conférence-débat au sein de son établissement académique, le Directeur général de l’ISETAM/Kikwit, Samy-René Malombo, a inscrit l’aspect scientifique et l’intérêt que revêt ces assises dans un monde actuel où la qualité de l’enseignement est au rabais, suite à plusieurs facteurs dont la corruption en milieu scolaire ou universitaire.

«Les conférences sont les lieux d’excellence pour la réflexion et la recherche des réponses aux questions qui rongent notre communauté. Je vous invite à suivre avec attention l’orateur pour tirer des enseignements de qualité parce qu’il est un expert dans la lutte contre la corruption», a-t-il lancé à la communauté académique.

Dans son exposé, le directeur provincial de l’OSCEP a venté le métier de l’enseignement et la personne de l’enseignant. «L’enseignant est un homme de valeur devant être traité avec dignité et respect, l’enseignement est un noble métier», a-t-il souligné.

A l’entendre, cette journée ne pouvait pas être célébrée en rapport avec les avantages, les conditions de l’enseignement, les infrastructures défectueuses comme une journée de fête, mais comme une journée de remise en question où tout le monde s’engage à la promotion des valeurs qui fondent un enseignement de qualité, la bonne gouvernance, la justice et l’honnêteté. Cette conférence a permis de scruter les causes du rabais de la qualité de l’enseignement lesquelles résident essentiellement sur la corruption et les antivaleurs devenus un système destructeur du monde humain.

«Le véritable danger de la corruption réside dans l’indifférence qu’elle peut engendrer», a indiqué le conférencier qui a profité de l’opportunité pour énumérer quelques formes de corruption et des pistes pour sortir de la corruption en milieu scolaire et universitaire: «les plagiats, les réussites par vente des supports ou droit d’auteur, des programmes très théoriques et déconnectés à la réalité».

A l’en croire, l’éradication de ces antivaleurs passe impérativement par la valorisation des compétences, les sanctions contre les corrupteurs et les corrompus. Cela passe aussi par dénoncer et signaler des pratiques illicites et toutes les manœuvres favorisant la corruption, a indiqué Theotime Ubole Khoshi. Et de conclure: «améliorer la prise en charge des enseignants et leurs conditions du travail. Il est encore possible de fournir un enseignement de qualité et équitable pour le développement de la société». Il convient de souligner que plusieurs interventions tant du corps académique que scientifique qu’estudiantin ont été au rendez-vous de cette conférence de presse.

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