
Le président d’Envol a reçu mercredi les diplomates belges. Message: la coalition C64 ne lâchera pas sur la défense de l’ordre constitutionnel. Delly Sesanga ne mène pas son combat sur un seul terrain. Mercredi 20 mai 2026, le président du parti Envol et figure du mouvement C64 a reçu à Kinshasa Lot Debruyne, chargée d’affaires, et Stephanie Van Melis, conseillère politique de l’ambassade de Belgique.
Au menu: la situation politique et la défense de la Constitution. «Nous avons réaffirmé notre engagement en faveur de la défense de la Constitution et souligné le rôle essentiel de la coalition C64 dans la promotion du respect de l’ordre constitutionnel et la recherche de la stabilité de la RDC», a résumé l’ancien président de la commission PAJ de l’Assemblée nationale.
L’entrevue s’inscrit dans une offensive coordonnée. Sesanga multiplie les sorties pour contrer ce qu’il présente comme des «velléités de changement constitutionnel» portées par le pouvoir.
Lors d’un meeting récent à Kinshasa, il a raillé l’incohérence des partisans de la révision: «Ceux qui évoquent un changement de Constitution ne semblent pas savoir ce qu’ils cherchent; tantôt ils font référence à l’article 217 et 5, tantôt à l’administration des provinces, et aujourd’hui, ils évoquent la Constitution issue de la Conférence souveraine de 1992…». Pour lui, le flou est un aveu : il n’y a pas de projet, juste une volonté de bouger les lignes.
Le message vise aussi les relais religieux. Aux pasteurs du «réveil» favorables à la réforme, Sesanga conseille de sortir de l’émotion. «Éviter d’aborder avec émotion le débat sur la constitution afin de ne pas verser dans la manipulation», a-t-il prévenu.
En recevant les Belges, Sesanga internationalise le dossier. L’objectif est clair : verrouiller le débat sur le terrain politique et diplomatique pour rendre coûteuse toute tentative de toucher aux articles verrouillés. La coalition C64 se pose ainsi en vigie.
