
La Commission électorale nationale indépendante -CENI- s’engage dans une vaste opération de modernisation. Son président, Denis Kadima Kazadi, a lancé mardi 29 septembre à Kinshasa le programme de numérisation et de gestion électronique des documents -GED-, couplé au programme de renforcement des capacités des cadres et agents. Ces deux chantiers complémentaires répondent, selon le président de la centrale électorale, à une même exigence institutionnelle. «Une institution chargée d’organiser et de garantir l’expression démocratique de la Nation se doit de préserver, avec la même rigueur, la mémoire de son action et la compétence de celles et ceux qui la servent», a déclaré Denis Kadima.
Le premier programme vise à mettre fin à la gestion papier et dispersée des archives. Il prévoit la numérisation de l’ensemble des documents électoraux produits depuis 2005, année de la création de la Commission électorale indépendante -CEI-, ancêtre de la CENI. L’objectif est de créer un référentiel documentaire unique, sécurisé et traçable, accessible à l’ensemble des directions concernées. Le président de la CENI a insisté sur les garanties attendues de ce nouveau système. Il a cité notamment «la sécurité des données et des accès», «l’intégrité et la valeur probante de chaque document», ainsi que la nécessité pour l’institution de garder la maîtrise complète de la plateforme, sans dépendance à un prestataire extérieur. Cette réforme devrait permettre de sécuriser la mémoire électorale, de faciliter la recherche documentaire et de renforcer la transparence en cas de contentieux. Le second programme porte sur le capital humain.
Au total, 762 cadres et agents du siège et du Secrétariat exécutif provincial de Kinshasa seront formés par vagues successives. Les modules prévus portent sur le cadre légal électoral, les fondamentaux du cycle électoral, l’histoire institutionnelle de la CEI à la CENI, l’intelligence artificielle appliquée aux processus électoraux et la formation des formateurs. «Une institution électorale ne vaut que par la compétence, la rigueur et l’intégrité de celles et ceux qui la servent, et aucun outil, si performant soit-il, ne saurait s’y substituer», a souligné Denis Kadima.
Pour le président de la CENI, il ne s’agit pas d’une simple mise à jour technique. «C’est un acte de responsabilité institutionnelle, et un acte de confiance envers les RD-Congolaises et les RD-Congolais», a-t-il affirmé. Présents à la cérémonie, le secrétaire exécutif national Thotho Mabiku et le rapporteur adjoint Paul Muhindo ont salué la portée de l’initiative. Paul Muhindo a mis en exergue le choix stratégique du management actuel. «Le management actuel, dirigé par le président Denis Kadima Kazadi, a fait le choix clair d’investir dans le capital humain. C’est tout le sens de cette session de renforcement», a-t-il relevé, précisant que la formation se déroulera en quatre phases. Cette double réforme intervient alors que la CENI prépare les prochaines échéances électorales et entend consolider sa crédibilité à travers la modernisation de ses outils et la professionnalisation de son personnel.







