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RDC : Moni Della sollicite la dépénalisation des délits de presse

Moïse Moni Della Idi reste préoccupé par les arrestations arbitraires et intempestives des journalistes «juste pour la diffusion des informations». Ces arrestations, a-t-il déploré dans une lettre adressée au Chef de l’Etat, se font d’une manière récurrente depuis les régimes précédents jusqu’à ce jour.

«Les droits du journaliste impliquent la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image sous réserve du respect de la loi», a mentionné Moïse Moni Della, président national du parti politique Conservateur de la nature et démocrates -CONADE-, dans une correspondance adressée au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le 8 août 2020. «Les actes posés par ces derniers dans l’exercice de leurs fonctions sont mis dans la même enseigne que les délits de droit commun qui requièrent la condamnation d’un journaliste à une peine d’emprisonnement», a-t-il écrit dans sa correspondance, rappelant que la Constitution de la RD-Congo en son article 24 consacre la liberté de la presse.

Pour ne pas déroger aux dispositions de l’article 11 et 12 de la Constitution consacrant l’égalité de tous devant la loi et pour ne pas tomber dans les défaillances des régimes précédents, le leader du CONADE a suggéré au Président Félix-Antoine Tshisekedi, conformément à l’article 130 de la Constitution, d’initier un projet de loi par le truchement du ministre de la Justice, relative «à la dépénalisation des délits de presse».

Pour lui, la loi peut-être d’initiative parlementaire: proposition de loi ou d’initiative gouvernementale: projet de loi. «Cette loi aura l’avantage d’instituer un tribunal des pairs devant lequel seront soumis les délits commis par un journaliste dans l’exercice de ses fonctions. Il sera capable de juger correctement et sanctionner un journaliste par ses collègues», a expliqué Moïse Moni Della. Et d’éclaircir: «cela éviterait de donner une mauvaise image du pays qui réprime à tout vent les journalistes et tord le cou à la liberté de presse. Il n’y a pas de démocratie sans liberté de presse car elle est le véhicule qui transporte la démocratie. En dehors des trois pouvoirs traditionnels, elle est le quatrième pouvoir qu’il faut respecter, protéger et prendre en considération».

Tout en reconnaissant qu’il existe certains journalistes qui, dans l’exercice de leurs fonctions, sont en marge des règles et déontologies inhérentes à leur métier, le président national du CONADE a recommandé aux hautes autorités de savoir différencier les délits liés au non-respect de la déontologie journalistique et ceux de droit commun commis par un journaliste en dehors de l’exercice de ses fonctions.

CB

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