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Candidature commune de l’Opposition: Muzito reçu chez Kengo

L’ex-Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, Adolphe Muzito poursuit les tractations en vue d’une candidature commune de l’Opposition au scrutin de décembre. Jeudi 23 août, il a rencontré le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, avec qui ils ont échangé sur le processus électoral en cours et sur la candidature commune de l’Opposition qui devra se faire autour d’un projet commun. Selon Steve Kivwata, cité par le site d’informations «7sur7» comme porte-parole du candidat à la présidentielle, Adolphe Muzito, les deux personnalités sont tombées d’accord sur le fait que les élections doivent être crédibles, transparentes, apaisées et inclusives. Et ce, en abandonnant l’usage de la machine à voter. Quant à l’épineuse question d’une candidature unique de l’Opposition, la même source a indiqué que les deux anciens Premiers ministres ont discuté sur les moyens de concrétiser ce projet jugé utile pour espérer gagner l’élection. Cet entretien intervient après la sulfureuse sortie médiatique de Léon Kengo wa Dondo sur les antennes de «RFI».
 
Le candidat à la magistrature suprême, Adolphe Muzito, et le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo ont eu, jeudi 23 août, un entretien autour du processus électoral et de la possibilité d’une candidature commune de l’Opposition à l’élection présidentielle de décembre 2018. Selon un proche du candidat Muzito, les deux personnalités ont exigé l’abandon de la machine à voter, ainsi que la nécessité de concrétiser le projet d’une candidature commune de l’Opposition.
Bien que membre du Front commun pour le Congo -FCC-, coalition électorale et politique de la nouvelle majorité présidentielle, Léon Kengo a déclaré, sur les antennes de «RFI», jouir de sa liberté et qu’il n’entendait nullement voter pour le dauphin choisi par le Président Kabila en date du 8 août dernier.
L’UDPS pas d’accord avec une candidature unique
Par contre, l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- dit enterrer définitivement le projet d’une candidature unique de l’Opposition. «La base de l’UDPS n’accepterait jamais de se ranger derrière aucun autre candidat que Félix Tshilombo Tshisekedi», a déclaré, lundi 20 août dernier sur «Top Congo», Abraham Luakabuanga, porte-parole de Félix Tshilombo Tshisekedi.
Intervenant lui aussi sur les antennes de la même radio, le secrétaire général adjoint chargé de la communication, Augustin Kabuya, a renchéri: «si Félix Tshilombo Tshisekedi doit se désister en faveur d’un autre candidat, il devra retourner devant le congrès qui l’avait désigné, pour expliquer pourquoi il veut maintenant se désister en faveur d’un autre». Un exercice difficile à résoudre actuellement, par manque de moyens financiers, font savoir certains analystes politiques.
Un projet complètement enterré, semble-t-il. Pour les Katumbistes, il n’y a pas de candidat commun qui tienne si Moïse Katumbi est empêché d’être candidat par le pouvoir. «Le candidat commun de l’Opposition doit être issu d’une volonté clairement exprimée par les forces de l’Opposition. Il ne doit pas être imposé par le pouvoir qui empêche un candidat de postuler et va peut-être invalider un autre afin de nous obliger de nous aligner derrière le moins disant de l’opposition. L’offre ainsi présentée sera la plus faible», a déclaré Delly Sesanga, secrétaire général d’Ensemble pour le changement, la grande coalition qui soutient Moïse Katumbi. De son côté, Vital Kamerhe, lui-aussi, candidat à la présidentielle pour le compte de l’UNC, considère que le choix du candidat commun de l’Opposition ne peut se faire que sur base d’un critérium sévère reposant sur la formation, l’expérience et la capacité à articuler un programme et à le défendre devant l’opinion.
Olitho KAHUNGU

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