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CAF-C1: une élimination précoce des Aigles du Congo qui fait mal au pays !

Une semaine. C’est le temps que le FC Les Aigles du Congo aura passé en Ligue des champions de la Confédération africaine de football -CAF. Suite à un match nul peu inspiré le week-end dernier à Kinshasa, les champions de la RD-Congo 2025 ont subi la défaite face à Rivers United, vice-champion du Nigéria, sur le score de 1-0, dimanche 28 septembre à Port Harcourt.

Le FC Les Aigles du Congo, un club relativement nouveau avec seulement deux ans d’existence, a accédé à cette compétition grâce à des circonstances favorables. Bien qu’il ait montré de belles promesses sur le terrain, l’équipe dirigée par Vidiye Tshimanga, un ancien conseiller du président Tshisekedi, a surtout profité des décisions des responsables du football national, qui ont choisi d’arrêter le championnat avant son terme.

Un titre controversé et inattendu  

Le titre obtenu à Lubumbashi, suite à un match nul héroïque contre le Tout-Puissant Mazembe, semblait tout droit sorti d’un conte de fées. On célébrait un nouveau chapitre, où un petit frère, venu de nulle part, pouvait défier l’ordre établi. Pourtant, loin des festivités, une tempête se profilait alors que Mazembe insistait sur le respect des règlements. De la CAF au Tribunal arbitral du sport -TAS-, les Corbeaux ont mené plusieurs actions pour que la Fédération entende raison, mais en vain.

Pressée de désigner les clubs qui représenteraient le pays lors des compétitions de la CAF, la FECOFA a choisi une voie inédite: un vote au lieu d’un classement sportif clair, ce qui a abouti à ce que Les Aigles du Congo et Lupopo soient envoyés en Ligue des champions, tandis que Maniema Union et Simba représentaient le pays en Coupe de la Confédération. Mazembe, furieux, était alors écarté. Cette sélection d’un champion par un vote à main levée au siège de la Fédération constitue une première dans l’histoire.

Les quatre places du pays en péril  

Des murmures évoquent des pressions venant du ministère des Sports, qui auraient pour but de mettre Mazembe à l’écart. Ce qui rappelle une déclaration récente d’un responsable du parti au pouvoir, affirmant avoir agi pour freiner l’hégémonie des Corbeaux. En tentant de nuire au TP Mazembe, dirigé par l’opposant Moïse Katumbi, c’est l’ensemble du paysage footballistique qui semble en souffrir. L’élimination des Aigles du Congo signe la fin d’un cycle. Depuis 2009, et l’élimination de DCMP lors des préliminaires, le champion de la RD-Congo avait toujours su atteindre au moins les 16èmes de finale: 11 fois pour Mazembe et 4 pour V. Club. L’élimination précoce des Aigles pourrait également avoir des conséquences graves pour la RD-Congo, qui, ayant récemment perdu du terrain au classement CAF, voit son statut de nation avec quatre représentants menacé.

Pour le Tout-Puissant Mazembe, il s’agit d’une véritable humiliation. Habitué des compétitions africaines, les stades remplis de Ndola ou du Caire, le club de Lubumbashi n’a cessé de dénoncer ce qui semble être un scandale. En coulisses, des rumeurs évoquent coup monté. Désormais, l’histoire semble réhabiliter Mazembe. «Comment un club élu par vote pourrait-il se mesurer aux grands du continent?», questionne un analyste. L’histoire des Aigles du Congo dépasse la simple élimination sportive. Elle met en lumière les lacunes d’un système où les règles changent selon les intérêts. Le football, miroir du pays, révèle une absence de normes et de transparence.

Les Aigles du Congo, bien malgré eux, deviennent le symbole d’une époque. Champions par surprise, choisis par une méthode inédite, éliminés sans gloire. Et au cœur de ce tumulte, une question persiste: le football RD-congolais a-t-il toujours les moyens de jouer son rôle véritable, celui de rassembler et d’inspirer? Surtout que depuis plus de deux ans, le Comité de normalisation imposé par la FIFA peine à clarifier la situation et se retrouve lui-même englouti dans des scandales. 

WIDAL

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