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Affaire Paz Miluta: l’Union de la presse du Congo et la société civile du Kwango réclament sa libération

L’arrestation de Paz Miluta, journaliste et directeur du magazine Kwango Presse, suscite une vague d’indignation dans la ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Depuis près de deux semaines, ce professionnel des médias est détenu à la prison centrale de Kenge, dans des circonstances que de nombreux observateurs jugent troubles et préoccupantes pour la liberté de la presse en République Démocratique du Congo. Initialement présenté comme un délit de presse, le dossier concernerait en réalité un litige à caractère privé opposant le journaliste au magistrat Fils Makwanza du Tribunal de grande instance de Kenge.

D’après plusieurs sources concordantes, la détention de Paz Miluta serait liée à la publication d’une vidéo compromettante mettant en cause ce magistrat, et non à un acte professionnel relevant du cadre journalistique légal. Face à cette situation, l’UNPC/Kwango a décrété une journée sans presse dans toute la province, en signe de protestation. Malgré cette mobilisation, le journaliste reste incarcéré, et des voix s’élèvent pour dénoncer ce qui est perçu comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins personnelles.

Le samedi 5 juillet 2025, une marche pacifique a été organisée par la presse locale, soutenue par la jeunesse du Kwango, afin de réclamer la libération immédiate de Paz Miluta. Les manifestants ont convergé vers le gouvernorat provincial, scandant des slogans pour la justice et la liberté d’expression. Le gouverneur Willy Bitwisila, qui s’est adressé aux manifestants, a appelé au calme et à la responsabilité, tout en s’engageant à suivre personnellement le dossier afin de garantir le respect des principes de l’État de droit, en droite ligne avec la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une réunion de sécurité provinciale est prévue ce lundi 7 juillet autour du chef de l’exécutif provincial, afin d’examiner la situation et d’évaluer les voies de sortie dans le respect des lois et des droits fondamentaux. 

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