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À Paris, l’ADESCO se dote d’un siège et affiche son soutien à la révision constitutionnelle

Dans l’écrin feutré des Salons Hupé de Hoche, dans le 8ᵉ arrondissement, la diaspora congolaise de France s’est réunie jeudi 4 juillet 2026. À l’initiative de l’Alliance des démocrates et socialistes du Congo -ADESCO-, la soirée avait une double portée: l’investiture de ses membres et l’inauguration de son nouveau siège parisien.Au-delà de la cérémonie, l’association a profité de ce rassemblement pour clarifier sa position sur l’actualité politique en République Démocratique du Congo, et notamment sur la question de la révision constitutionnelle.

Institutionnaliser l’action de la diaspora

Fondée pour «contribuer au développement économique et social du Congo», ADESCO cherche à se structurer. L’investiture des membres, acte central de la soirée, visait à formaliser l’engagement de ses cadres autour de valeurs de «solidarité, de responsabilité et de service». Quelques minutes plus tard, le président fondateur, Tony Kanku Shiku, a coupé le ruban du nouveau siège de l’association à Paris.

Pour ADESCO, cette adresse se veut plus qu’un symbole. Elle doit servir de base opérationnelle pour coordonner ses initiatives, accueillir ses partenaires et constituer un point de contact pour la communauté congolaise en Europe. L’association entend ainsi passer d’une logique de mobilisation ponctuelle à une organisation pérenne, capable de porter des projets de long terme.

Un soutien assumé à la révision constitutionnelle

Le discours de Tony Kanku Shiku a été le moment politique de la soirée. Face à un parterre de membres et de représentants de la diaspora, il a pris clairement position en faveur de la révision de la Constitution engagée par le président Félix Tshisekedi à Kinshasa. «Je suis pour la révision de la Constitution. La diaspora en a besoin, le Congo en a besoin», a-t-il déclaré. Il a présenté cette démarche comme «un moment institutionnel important», appelant à «une lecture responsable et apaisée» du débat.

Selon lui, toute évolution du texte fondamental de 2006 doit viser à «renforcer les institutions, consolider l’État de droit et restaurer la confiance citoyenne». Une position qui aligne explicitement ADESCO sur la majorité présidentielle à Kinshasa.

La diaspora, nouvel acteur du débat national

La présence nombreuse de Congolais de France illustre la volonté d’une partie de la diaspora de s’impliquer davantage dans les affaires du pays. ADESCO entend incarner cette aspiration en se posant comme interlocuteur structuré. Avec ce siège et ces membres désormais investis, l’association se donne les moyens d’une action plus visible. Reste à mesurer sa capacité à transformer cette assise parisienne en influence réelle sur le débat public et sur les politiques de développement en République Démocratique du Congo. Dans un contexte où la question constitutionnelle divise, ADESCO a choisi son camp. Et entendu le faire savoir depuis Paris.

Mireille KABALA

Correspondance particulière

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