
C’est le déplacement qui pourrait contribuer au soulagement des ménages kinois confrontés aux coupures à répétition. Lundi 19 octobre à Istanbul, en Turquie, le Directeur général de la SNEL SA, le Prof. Dr. Ir. Teddy Lwamba Muba, a inspecté la centrale électrique flottante de 134 mégawatts destinée à renforcer l’alimentation de Kinshasa. Accompagné de ses équipes techniques, le patron de la SNEL a passé en revue le navire-centrale amarré dans les installations du groupe turc Karpowership, leader mondial des powerships.
La visite a permis de vérifier l’état opérationnel des équipements, les préparatifs de remorquage vers Matadi et les conditions techniques de raccordement au réseau national. Le principe est celui d’une centrale en mer. Le navire abrite des turbines qui produisent de l’électricité directement injectée dans le réseau terrestre de la SNEL. Une solution d’urgence déployable en quelques mois, là où une centrale classique demande des années de travaux. Pour Kinshasa, l’enjeu est vital.
La capitale ne dispose aujourd’hui que de 500 à 600 MW pour un besoin estimé à plus de 1 000 MW. Résultat: des quartiers plongés dans le noir pendant des jours, des conservateurs à l’arrêt, des ateliers à l’arrêt, des centres de santé sous groupes électrogènes. Avec 134 MW supplémentaires, soit près du quart de l’offre actuelle, la SNEL espère réduire les délestages et offrir un peu de répit: permettre aux familles d’éclairer leurs maisons, de conserver les aliments, aux enfants d’étudier le soir, et aux artisans et commerçants de travailler sans recourir au carburant, coûteux.
Après l’inspection, les équipes de la SNEL et de Karpowership ont poursuivi les discussions à Istanbul pour caler le chronogramme: acheminement du navire jusqu’à Matadi, aménagements à quai, construction de la ligne d’évacuation et synchronisation avec le réseau. Une initiative qui s’inscrit dans les efforts impulsés par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour améliorer l’accès à l’électricité.
YA KAKESA







