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Omari échappe au mandat d’arrêt

Président de la Fédération congolaise de football, Constant Omari Selemani ne sera finalement pas touché par le mandat d’arrêt international émis à son encontre par la justice du Bénin où, en sa qualité de membre du comité exécutif de la FIFA, il supervisait les élections des animateurs de la fédération béninoise, organisées le 10 juin dernier à Cotonou. «Le ministre de la Justice -du Bénin-, choqué par le comportement de ce magistrat -le juge béninois Issoudine Ibrahim, auteur de ces mandats- a intimé l’ordre au procureur d’obtenir la surséance de ce mandat.
Ce qui a été fait. Maintenant, ils sont dans la procédure de retrait de tous ces mandats», a affirmé Omari lors d’une sortie médiatique.
Plus de peur que de mal. Membre du comité exécutif de la FIFA, Constant Omari échappe aux poursuites judiciaires qui le guettaient.
Le président de la FECOFA, en effet, fait objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise pour violation des textes, faux et usage de faux et refus de collaborer avec la justice béninoise. L’Ivoirien Sidy Diallo, autre superviseur de ce scrutin, est aussi visé par ce mandat d’arrêt international.
En plus d’eux, les membres du bureau de la Fédération béninoise de football, élus le 10 juin dernier, ainsi que tous les membres du comité de normalisation ont été ciblés par cette tempête de mandats d’arrêt.
D’après la législation béninoise, les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 365 euros minimum.
Depuis la Suisse où il séjourne, Constant Omari, qui intervenait sur les ondes de la Radio Okapi, a rapporté que sur décision du ministre béninois de Justice, Joseph Djogbènou, ces mandats d’arrêt sont en voie d’être annulés.
«Le ministre de la Justice -du Bénin-, choqué par le comportement de ce magistrat -le juge béninois Issoudine Ibrahim, auteur de ces mandats- a intimé l’ordre au procureur d’obtenir la surséance de ces mandats. Ce qui a été fait. Maintenant, ils sont dans la procédure de retrait de tous ces mandats», a affirmé Omari qui est, dans la foulée, revenu sur le courrier choc de la FIFA, transmise mercredi 13 juin aux instances judiciaires du Bénin, exigeant l’annulation desdits mandats endéans 72 heures. «La FIFA a, dans sa lettre envoyée mercredi, demandé le retrait de tous ces actes dans un délai de 72 heures. Sinon, leurs cas seront de nouveau soumis au comité d’urgence.
Pour ceux qui connaissent les us et coutumes de la FIFA, leur sanction sera encore plus grave», a tempêté Omari, avant de signifier: «j’étais à Cotonou en tant qu’observateur. Un observateur n’a pas de décisions à prendre. Il observe, il ne dirige pas. Il n’est pas partie prenante dans le déroulé de l’assemblée générale et n’est pas membre d’une assemblée générale.
On peut lui demander d’interpréter les textes de la FIFA mais il ne peut pas participer au débat». Omari assistait, en compagnie de Sidy Diallo, à l’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football en qualité respectivement de membre du comité exécutif de la FIFA et de la CAF.
Laurent OMBA

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