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Chef d’orchestre, Budimbu a réussi à tenir la baraque et guider les Léopards vers le Mondial

À Guadalajara, alors que les Léopards signaient un retour historique au Mondial, c’est un ministre qui a parfois paru plus organisateur que politique. Budimbu, ministre des Sports, a tenu la logistique d’une campagne longue et émaillée de défis -des éliminatoires aux barrages intercontinentaux- et joué un rôle déterminant dans la réussite collective. Sur le terrain opérationnel, il a mis les petits plats dans les grands: organisation des voyages des supporters, encadrement des déplacements de l’équipe, supervision des hébergements et des transports.

Les ratés inévitables -visas manquants pour certains animateurs restés au pays après un séjour à Nairobi- n’ont pas éclipsé l’effort de coordination. Plutôt que de céder au chaos, Budimbu a arbitré priorités et urgences pour que la fête puisse avoir lieu. Il a pu associer certains de ses prédécesseurs à Guadalajara afin de les impliquer au pari puis à la fête.

Députés nationaux et sénateurs ont été également conviés. Présent dans les tribunes comme au bord du terrain, il a souvent réglé au fil des heures les derniers soucis pratiques, se montrant à la fois bouclier et facilitateur. Son rôle n’a pas été que logistique : il a servi de trait d’union entre l’État, la fédération et la diaspora, mobilisant moyens et interlocuteurs pour garantir que les Léopards bénéficient des conditions minimales nécessaires pour performer.

Lundi à Guadalajara, fidèle à une stratégie de sobriété, le ministre s’est effacé pour mettre en avant le chef de l’État. Vêtu d’un T‑shirt bleu marqué «Toza qualifiés», il a rendu hommage au président Félix Tshisekedi et au gouvernement pour les moyens alloués: «Nous avons réussi à le faire grâce à l’implication personnelle du président de la République Félix Tshisekedi, qui a cru en nous», a‑t‑il déclaré, promettant de s’exprimer plus longuement une fois de retour au pays.

S’il a été applaudi sur place, Budimbu sait que son bilan restera soumis à l’examen public: organiser une délégation de cette ampleur, gérer la sécurité des supporters et piloter les opérations à l’étranger comporte des enseignements à tirer. Les promesses de comptes rendus à Kinshasa seront scrutées par les acteurs du football et les familles des supporters. Qu’on le vilipende ou qu’on le loue, son empreinte sur cette campagne est indéniable. En tenant la baraque quand il le fallait, en orchestrant les déplacements et en facilitant l’accès aux ressources, Budimbu a permis à une nation de vivre un de ses grands soirs de sport.

La qualification, elle, appartient aux joueurs et aux supporters. Mais dans l’ombre des projecteurs, un ministre a su transformer un défi logistique en une réussite collective. Pour l’heure, ce rôle de chef d’orchestre a fait basculer l’histoire.

Natine K.

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