
Le dialogue social a été au cœur de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des footballeurs congolais -UFC-, tenue le jeudi 23 juillet 2026 dans la salle des fêtes de la paroisse Notre-Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe. Cette assemblée a réuni plusieurs personnalités du football RD-congolais, notamment le premier vice-président de la Fédération congolaise de football association -FECOFA-, José Dayoni Wawa, la présidente de la Ligue nationale de football féminin -LINAFF-, Olive Karanguayire Kiloha, ainsi que de nombreux acteurs et passionnés de la discipline. Dans son allocution d’ouverture, le président de l’UFC, Dodo Landu Domo, a rappelé que les associations membres de la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels -FIFPRO-, dont l’UFC est membre, sont officiellement reconnues par la Fédération internationale de football association -FIFA- comme des partenaires sociaux au niveau mondial, aux côtés des clubs et des ligues, au sein d’une plateforme structurée de dialogue social.
Selon lui, le comité exécutif entend instaurer un cadre permanent de concertation afin d’aborder les questions liées à la gouvernance du football congolais et de proposer des solutions adaptées au développement de cette discipline. Tout au long de son intervention, le numéro un de l’UFC a expliqué que deux facteurs ont conduit à la tenue de cette Assemblée générale en juillet: l’attente de l’accord de développement du programme d’appui de la FIFPRO destiné à ses associations membres, ainsi que le calendrier international de la FIFA marqué par l’organisation de la Coupe du monde 2026.
«Les rapports d’activités de l’exercice 2025 que nous soumettons aujourd’hui à l’approbation de notre Assemblée générale ont, dès la clôture de l’exercice fiscal, fait l’objet d’un audit externe indépendant réalisé par un cabinet comptable agréé par les instances nationales», a déclaré Dodo Landu Domo. Le président de l’UFC a également présenté les principaux défis de la saison sportive 2026. «Nos priorités concernent notamment les contrats-types, la convention collective de travail, ainsi que l’amélioration du cadre juridique de l’équipe nationale féminine et des compétitions nationales. S’agissant particulièrement du football féminin, la FIFPRO nous a recommandé de réaliser une auto-évaluation avec les joueuses internationales et la Ligue nationale de football féminin afin de jeter les bases d’un plan d’action concerté avec le comité exécutif de la fédération», a-t-il expliqué.
À cette occasion, il a annoncé l’organisation prochaine d’un séminaire consacré à la prévention des abus sexuels dans le football. Pour concrétiser cette initiative, l’organisation attend un financement de la FIFPRO, estimé à 35 000 dollars américains, destiné à soutenir des ateliers de formation et des campagnes de sensibilisation en faveur des différents acteurs du football. L’objectif: prévenir les abus, sensibiliser les athlètes et renforcer la protection des jeunes footballeurs et footballeuses, souvent les premières victimes de ces violences. Pour le président de l’UFC, la lutte contre les abus sexuels ne peut être efficace sans un combat résolu contre l’impunité. Il estime que plusieurs personnes sanctionnées par les instances internationales continuent pourtant d’exercer dans le milieu du football.
«Nous allons organiser un séminaire pour combattre ce que j’appelle l’impunité. Des décisions ont été prises par la FIFA et sa commission d’éthique a sanctionné certaines personnes ayant encadré des joueuses et des joueurs. Malheureusement, ces personnes continuent d’exercer dans le milieu du football. C’est pourquoi nous voulons organiser ce séminaire afin de contribuer à l’éradication de ce fléau», a-t-il ajouté. Membre de la FIFPRO depuis 2009, l’Union des footballeurs congolais milite pour l’instauration d’un statut social et juridique unique pour l’ensemble des footballeurs professionnels RD-congolais. Selon l’organisation, cette vision repose sur un principe simple: garantir les mêmes droits et les mêmes obligations à tous les joueurs, dans le respect du Code du travail de la RD-Congo et de la réglementation de la FIFA.

