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Coupe du Congo de basket: Norbert Selembe s’attend à une 43ème édition rugueuse

La 43ème édition de la Coupe du Congo de basket, double version, a levé le rideau le jeudi 17 septembre 2026 au gymnase du Stade des Martyrs. Quatre rencontres étaient au programme de cette première journée. Chez les dames, Corridor de l’Espoir, a croisé Simba. La seconde affiche féminine a opposé l’ASB CNSS au BC Lupopo. Dans la catégorie masculine, le BC FIPAM s’est mesuré à Maniema. La dernière rencontre de la journée a opposé le BC ONATRA de Kinshasa au BC Mazembe de Lubumbashi. Une première journée qui a démarré avec des affiches alléchantes, de quoi donner le ton d’une compétition nationale qui réunit différents clubs venus des quatre coins de la RD-Congo.

Cependant, l’opinion s’interroge sur l’organisation de cette compétition, d’autant que les dernières éditions n’ont pas été à la hauteur, notamment sur le plan de la performance des équipes engagées. Contacté par «AfricaNews», Norbert Selembe Malala, entraîneur du Basket Club Garde Républicaine -BCG-, club évoluant en deuxième division, a donné son point de vue sur le déroulement de cette compétition en particulier, mais aussi sur le basketball RD-congolais en général. Contrairement à ce qui se raconte, il dit constater une évolution et une forte motivation chez les jeunes. Il attend de cette 43ème édition un grand spectacle, à condition que l’organisation soit rigoureuse.

«La 43ème édition de la Coupe du Congo qui vient de lever le rideau est une vitrine nationale. Malheureusement, j’ai eu quelques problèmes de santé qui m’ont éloigné du terrain pendant un long moment et je n’ai pas pu suivre à la loupe les jeunes talents tout au long du début du championnat. Du moins, je me suis rattrapé vers la fin et je peux dire qu’il y a de la motivation côté jeunesse. Sans fausse modestie, le basket kinois a évolué. Pour revenir à la Coupe du Congo, je suis sûr qu’on va assister à un beau spectacle», a-t-il fait savoir.

Selon lui, le comité actuel de la Fédération peut contribuer à assurer cette qualité organisationnelle, indispensable pour faire de la compétition une véritable vitrine nationale et internationale. «Pour que cette 43ème édition puisse réussir, il faut, comme d’habitude, une organisation sérieuse. Rien que ça. Je crois qu’avec l’actuel comité de la FEBACO, on peut s’attendre à une compétition locale digne de ce nom. Je ne mise que sur l’organisation. Malheureusement, je ne fais pas partie de ceux qui participent à cette édition de la Coupe du Congo. Mais s’il faut dire un mot en tant qu’entraîneur, je dirais que le vainqueur qui sortira de cette compétition fera bonne figure au niveau international», a-t-il souhaité.

Le basketball féminin n’est pas mis de côté

À ce sujet, Norbert Selembe estime que le basket féminin connaît une nette régression. Les mêmes équipes dominent et la concurrence est moins forte que chez les hommes. Le développement progresse toutefois grâce à l’engouement des jeunes filles. «Mon point de vue sur le basket féminin, je dirais qu’il connaît une nette régression. Pourquoi je le dis? Parce que ce sont toujours les mêmes équipes qui carburent. Il n’y a aucun challenge comme dans la version masculine. Là, vous sentez vraiment de la rivalité et du suspense dans le championnat. Cette saison, chez les hommes, il y a eu plusieurs révélations. Des clubs arrivent pour la première fois dans l’élite, gravissent les échelons et se retrouvent sur le podium pour jouer les play-offs. C’est à féliciter. Alors que côté féminin, ce sont toujours les mêmes équipes qui dominent le championnat. Il y a Hatari ou BCCS pour ne citer que celles-là», a-t-il déclaré.

Et de poursuivre: «je pense que petit à petit, on va y arriver, puisque la RD-Congo est aussi une grande nation de basketball». Il a, en outre, évoqué les défis majeurs auxquels fait face le basket féminin RD-congolais en ces termes: «les problèmes que connaît le basket féminin restent les mêmes. Au premier plan, c’est le problème du sponsoring. C’est un vrai problème. Sans un sponsoring sérieux, rien ne se fera», a-t-il souligné. Il estime que «le principal défi du basket RD-congolais reste la gouvernance, entendue comme l’ensemble de conditions nécessaires à une gestion efficace et à la progression de la discipline». Et de conclure: «je fais appel aux mécènes pour qu’ils reviennent soutenir le basketball, trop souvent éclipsé par le football».

Intesa KUTA

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