
Depuis son entrée au gouvernement en 2019, Aimé Sakombi Molendo a marqué chaque ministère qu’il a occupé. Son passage aux Affaires foncières a été couronné de succès grâce à la numérisation, augmentant considérablement les recettes. En tant que ministre des Hydrocarbures, il a jeté les bases d’un secteur qui se profile comme moteur de développement. À chaque étape, il a laissé derrière lui des réformes significatives, assurant ainsi à Acacia Bandubola un héritage solide.
Désormais, il est en charge des Ressources hydrauliques et de l’électricité, et se dit prêt à accepter ce nouveau challenge. Prêt à prendre la relève au ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Sakombi dévoile déjà ses ambitions. Entre 2019 et 2024, il a transformé les Affaires foncières avant de passer une année à anticiper une nouvelle politique pour les Hydrocarbures.
À la tête de ce secteur, il a une vision claire: garantir un accès universel à l’électricité et à l’eau, considérant ces services comme des droits fondamentaux et non des biens de luxe. «Ce sont des moteurs de notre développement. Leur accessibilité doit être assurée pour tous», a-t-il affirmé lors de la cérémonie de passation de pouvoir avec son prédécesseur, l’ingénieur Teddy Lwamba, le 13 août.
Pour atteindre son objectif, Sakombi Molendo peut s’appuyer sur son expérience gouvernementale. Depuis août 2019, il a profondément transformé la gestion des terres en République Démocratique du Congo, en introduisant la numérisation des processus et en augmentant les recettes. Son action a également conduit à la suppression des biens sans maître et à l’adoption d’une nouvelle législation sur le foncier, des initiatives qui ont considérablement augmenté les revenus du ministère, passant de 13,6 millions de dollars en 2019 à 21,7 millions de dollars au premier semestre 2022, soit une hausse de 60 %.
Un héritage solide pour les Hydrocarbures
Fidèle à ses principes, il a appliqué un modèle similaire aux Hydrocarbures. En 14 mois, il a réalisé d’importantes avancées, notamment en lançant un programme de marquage moléculaire des produits pétroliers dans le sud du pays, phase répressive entamée depuis le 25 mai 2025. Il a aussi initié des changements majeurs dans le Règlement des hydrocarbures et a repositionné la République Démocratique du Congo en tant que pays producteur de pétrole sur la scène africaine. Avant de quitter son poste, il a commencé à réfléchir à la révision du Code des Hydrocarbures, car la législation actuelle était devenue obsolète après dix ans.
Dans son nouveau rôle au ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Sakombi Molendo a déjà défini ses priorités et prévoit de mettre en place un plan d’action détaillé avec des programmes à court et long terme. «L’accent sera mis sur l’amélioration de la distribution d’électricité et d’eau potable pour tous», a-t-il précisé. Il ambitionne de remédier au déficit énergétique de 2.000 MW pesant sur les industries extractives, freinant ainsi le développement économique et social du pays. «Je compte organiser une consultation avec mon homologue des Mines et les acteurs du secteur minier, suivie d’une discussion avec les opérateurs privés du secteur électrique», a-t-il déclaré.
Pour ce qui est de l’eau, sa priorité sera d’assurer le bon fonctionnement des structures légales comme l’Office congolais des eaux et l’Agence de régulation du secteur de l’eau, afin d’offrir aux acteurs de ce secteur des conditions de travail optimales.
Le serment du soldat Molendo
Sakombi Molendo fait face à d’importants défis. «La tâche qui nous attend est colossale, mais elle suit une direction claire: celle du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», a-t-il reconnu, promettant de s’engager pleinement pour améliorer le secteur énergétique de la RD-Congo. Malgré les ressources hydrauliques et électriques du pays, le taux d’accès à l’électricité reste désespérément bas. Pour lui, les solutions sont évidentes: «augmenter la production d’énergie, moderniser les réseaux, renforcer la gouvernance du secteur et promouvoir les énergies renouvelables».
En bon serviteur de la Nation, il a affirmé sa volonté de relever ce nouveau défi tout en s’appuyant sur le «compact énergétique de la RDC», un plan qui vise à tripler l’accès à l’électricité d’ici 2030, en honorant le travail de son prédécesseur. «Tu quittes ce ministère sans vraiment le quitter. Avec moi, tu resteras toujours dans cette grande maison de l’énergie, et nous bâtirons sur les bases que tu as établies», a-t-il promis.
Prêt pour le combat, le soldat Molendo a déjà en ligne de mire la revitalisation et l’achèvement rapide de projets majeurs tels que Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2 et Ruzizi 3, tout en s’attendant à d’autres projets d’envergure, soutenus par le secteur privé.
WIDAL
