Société

Un candidat remet en question l’efficacité du Programme village assaini

Huit apprenants de la faculté de Médecine de l’UNIKIN ont soutenu leurs travaux de fin de cycle le samedi 27 juillet 2017, en Master écologie des maladies infectieuses/Aléas naturels et gestion des risques -ECOM-ALGER- à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa -UNIKIN. Il y a eu deux phases de soutenance. Le jury de la première a été présidé par le professeur Jean Jacques Muyembe, directeur du master, qui a également proclamé les résultats finaux. Et la deuxième phase a été présidé par le professeur Kayembe Ntumba, doyen de la Faculté de Médecine, et les résultats finaux ont été proclamés par le professeur Georges Mvumbi Lelo, doyen en charge de la Recherche, spécialisation et agrégation. Pour cette troisième promotion du master lancé depuis septembre 2014, il y a eu deux étudiants qui ont distingué et six qui ont satisfait. Venus de la France, les professeurs Fréderic Grenouillet et Fréderic Mauny de l’Université Franche-Comté en Besançon ont pris part à cette activité scientifique.
Une étude qui remet en cause l’efficacité du Programme école et village assainis
Les différents travaux présentés par les apprenants ont été enrichissants et surtout susceptibles d’apporter une lumière fort bénéfique pour la compréhension et surtout la prévention dans la lutte contre des maladies infectieuses. Par exemple, dans une étude intitulée: «Analyse de l’impact du Programme école et village assainis sur les maladies diarrhéiques dans la zone de sante de N’Djili, entre 2009 et 2016», Théotime Luhusu Kimvula, médecin-inspecteur d’hygiène à l’Inspection provinciale de la santé de l’Equateur, soulève des questions pertinentes sur l’hygiène dans les villages assainis des quartiers 9 et 11 de N’Djili. Ce dernier renseigne que l’enquête ménage amène à la conclusion qu’il n’y a pas des différences significatives par rapport à la connaissance de la population sur les maladies diarrhéiques dans les villages assainis et non assainis. «La diarrhée demeure un problème préoccupant dans la zone de santé de N’Djili malgré l’intervention du Programme école et village assainis. Son impact est négatif», conclu cette étude. Luhusu a notamment recommandé au bureau central de la zone de santé de faire régulièrement des visites dans les villages pour sensibiliser les communautés sur l’hygiène. A en croire le professeur Didier Bompangue, responsable pédagogique du master, la prochaine rentrée est prévue pour le 15 septembre 2017.
HRM

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer