Société

S’habiller sans soutien-gorge, une mode en vogue chez les Kinoises

Depuis quelques bons moments, il s’observe dans la capitale RD-congolaise que les jeunes filles kinoises ont adopté une autre façon de s’habiller. Tout bon observateur peut ainsi constater que ces filles ne portent plus de soutiens gorges. Et le phénomène est sur toutes les lèvres à Kinshasa, du fait qu’il occasionne une dépravation des mœurs. D’après certaines personnes, le phénomène est très en vogue dans des industries de loisirs où l’on organise très souvent des manifestations sous la dénomination: «Tumba soutien», qui veut dire «brûlons nos soutiens-gorges».
Le sujet a intéressé AfricaNews qui a approché quelques Kinoises et Kinois pour en savoir davantage. Selon le jeune Marc Ibanda, depuis l’avènement du film nigérian, de télénovelas et d’une télé-réalité connue sous le nom de «la famille  Kardashian», les femmes kinoises en particulier veulent à tout prix paraître comme les actrices de ces films. «Nos filles ignorent que chaque peuple a sa coutume, on ne peut pas copier bêtement tout ce qu’on voit», a-t-il déploré.  Pour une jeune femme interrogée aussi sur ce phénomène, les femmes kinoises ont perdu la moralité et la dignité. Elle a préconisé le concours de l’Etat pour contraindre les femmes RD-congolaises à s’habiller décemment. Rosette Kukeya, une femme commerçante, a, elle aussi, réagi en ces termes: «cela dépend de l’éducation qu’on a reçue en famille. Quand on ne met pas de soutien à l’intérieur, c’est tout le monde qui voit le dessein de nos seins. Même nos propres parents. Ce qui ne les honore pas. Sans oublier que partout où on passe, on va attirer l’attention des gens. Il faut que ça change!».
Si le corps humain est un temple de Dieu, dit-on, il faut alors éviter de le prendre pour un échantillon. «Où va la nouvelle génération de la RD-Congo? Aurons-nous des femmes cadres, responsables dans la société? Femme noire, femme africaine, femme de valeurs, où est passée ta dignité devant la face du monde», s’est interrogée une quadragénaire. Cependant, une jeune dame adepte de cette mode n’a pas voulu que ce phénomène essuie des critiques. «Le monde marche à la vitesse androïde, on doit être à la page. Chaque instant la mode bouge. On brule le soutien pour éviter les encombrements dans notre corps. Il y a de l’air qui passe entre mes seins, et je me sens à l’aise», s’est-elle défendue.

Blanchard NKAWA

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