
192 000 000 FC, c’est le budget que le gouvernement mobilise pour la réalisation de l’opération de Recensement général de la population et de l’habitat -RGPH-2-, dont le processus est déjà en cours après le lancement, lundi, de la cartographie, d’abord pour la ville de Kinshasa. Cette annonce a été faite le 28 septembre dernier lors d’un briefing coanimé par le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, et son collègue de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe. Ainsi que l’a annoncé le ministre d’État lui-même, cette opération intervient 42 ans après le tout dernier recensement organisé par le gouvernement de la République du Zaïre, sous le maréchal Mobutu.
Pour Guylain Nyembo, ce projet n’est pas un nouveau-né, mais a toujours figuré parmi les priorités du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, depuis son premier mandat. Il a tout simplement été retardé. Cette fois-ci, le gouvernement est déterminé à le réaliser, à partir de la ville de Kinshasa, avant de poursuivre l’opération dans les 25 autres provinces. «C’est le dénombrement exhaustif de toute la population qui vit sur le territoire RD-congolais», a déclaré le ministre d’Etat en charge du Plan, ajoutant qu’il est nécessaire de voir toute cette population accompagner l’opération pour sa réussite. Il s’agit, notamment, d’offrir sa collaboration au personnel commis à la tâche et de mettre à sa disposition les informations réelles, notamment sur le nombre de personnes hébergées.
Le ministre d’Etat a insisté sur le fait que cette collaboration permettra d’obtenir des résultats fiables. Comme pour enfoncer le clou de la détermination du gouvernement à mener cette opération sans entrave, Guylain Nyembo a assuré: «À Kinshasa, tout est en ordre. Au niveau des provinces, toutes les dispositions sont prises en matière de recrutement et de déploiement des agents». Il a rassuré que tout sera mis à contribution pour la réussite de ce recensement. À cet effet, il a laissé entendre qu’il s’est déjà rendu dans plusieurs endroits pour sensibiliser la population, avec l’appui des chefs coutumiers, ainsi que de toutes les personnes ayant la qualité de leaders communautaires. Outre le budget et les quelque 150 000 personnes recrutées, des véhicules 4×4 et des motos seront mobilisés. Rien ne sera laissé de côté.
Quid de la population des provinces sous occupation?
Le ministre d’Etat en charge du Plan s’est voulu rassurant. «Tout le monde vivant dans les provinces occupées sera recensé. Nous allons utiliser les mêmes méthodes que celles utilisées par le ministère de l’Éducation nationale pour faire passer les épreuves de l’Examen d’État, même dans lesdites provinces», a déclaré Guylain Nyembo. Et le ministre Muyaya d’ajouter: «ce n’est pas l’occupation du M23 ou du Rwanda qui va nous empêcher de déployer notre cartographie». S’agissant de la préoccupation relative au recensement des RD-Congolais de la Diaspora, ces derniers ne sont pas concernés, au motif qu’ils n’ont aucune influence par rapport au développement du pays.
Pour le porte-parole du gouvernement, il est plus qu’optimiste à ce sujet. «Il faut comprendre que cette opération nous concerne tous. Le gouvernement est aujourd’hui à même de savoir combien nous sommes. Pour nous, c’est un impératif. Le processus doit être conduit jusqu’au bout. C’est un objectif du gouvernement et je pense que nous allons y arriver», a-t-il signifié. L’on retiendra qu’au début de ce briefing, ayant pour thème central: «Où en est-on avec l’organisation du recensement et comment la population peut-elle y contribuer?», le ministre Muyaya a d’abord rendu hommage aux vaillants officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- péris dernièrement dans un crash à Kenge, dans la province du Kwango.







