
A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant célébrée le 20 novembre de chaque année, le ministère du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance -UNICEF- a organisé, mercredi 20 novembre 2024 en la salle des spectacles de Palais du peuple à Lingwala, une manifestation grandiose en présence des enfants venus nombreux à cette cérémonie.
Au cours de cette célébration, Léonnie Kandolo, ministre du Genre, Famille et Enfant, a rappelé l’engagement du gouvernement, en faveur des enfants RD-congolais. «Il sied de rappeler ici, les efforts combien louables de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’Etat en faveur des enfants RD-congolais notamment la gratuité de l’enseignement de base, la couverture de santé universelle à travers la première subvention de la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, la lutte contre les mariages précoces d’enfants, la démobilisation des enfants et la campagne ‘’Tolérance zéro immédiate’’, mis en œuvre par Judith Suminwa Tuluka, Première ministre; cheffe du gouvernement à travers les ministères sectoriels, sont autant des preuves éloquentes qui témoignent son engagement ferme à assurer la protection des droits de l’enfant RD-congolais», a-t-elle précisé, invitant les parents à plus de responsabilités à l’endroit des enfants.
«Chers parents, le thème de cette année est, je cite: ‘’Ecoutons l’avenir, défendons les droits des enfants’’. Ce thème très interpellateur, nous invite à prendre la mesure de notre responsabilité en tant que parents, famille et gouvernement à l’endroit de nos enfants», a-t-elle signifié.
Poursuivant ses propos, Léonnie Kandolo explique: «écouter l’avenir, c’est prendre conscience que nos enfants représentent par-dessus tout le développement et la prospérité de notre pays. Écouter l’avenir, c’est intérioriser que notre lendemain ne peut se construire sans eux mais plutôt par eux, avec eux et pour eux».
Pour conclure, la ministre du Genre, Famille et Enfant a exhorté les parents d’offrir à leurs enfants un environnement dans lequel se forgera une nation RD-congolaise citoyenne, inclusive, épris de paix et d’amour. «Cela passe par la protection des droits des enfants mise en épreuve par les conflits armés, les guerres, les diverses formes des violences, de discrimination, de la traite d’enfants et de leur exploitation, etc.», a-t-elle regretté, tout en dénonçant la guerre nous imposée par le Rwanda, ses supplétifs M23 et compagnie, cause des nombreuses violences à l’encontre des enfants.
Pour sa part, Francis Ndem, représentant de l’UNICEF, a révélé que cet organisme international vient de dévoiler son rapport sur la situation de l’enfant dans le monde intitulé: «La situation des enfants dans le monde 2024: l’avenir de l’enfance dans un monde en mutation». «Ce rapport examine les trois grandes tendances observées à l’échelle mondiale, qui affecteront la vie des enfants d’ici 2050 et au-delà: les changements démographiques, la crise climatique et environnementale, ainsi que les technologies d’avant-garde, fournissent des indications clés sur les défis et les possibilités qui attendent les enfants dans le monde de demain», a-t-il fait savoir.
Et de renchérir: «la crise climatique nous frappe déjà de plein fouet, l’année 2023 ayant été la plus chaude jamais enregistrée. Or, selon ce rapport, les aléas climatiques et environnementaux devraient s’intensifier partout dans le monde au cours de la période 2050-2059. Ainsi, huit fois plus d’enfants devraient être exposés à des vagues de chaleur extrême par rapport aux années 2000, trois fois plus à des inondations fluviales extrêmes, et près de deux fois plus à des feux incontrôlés extrêmes. Les répercussions de ces aléas climatiques sur les enfants dépendront de plusieurs facteurs: l’âge des enfants touchés, leur santé, leur situation socioéconomique et leur accès aux ressources. Ainsi, les enfants ayant accès à un abri résistant aux changements climatiques, à des infrastructures de refroidissement, à des soins de santé, à une éducation et à de l’eau salubre seront plus susceptibles de survivre aux chocs climatiques que les autres».
Francis Ndem a en outre expliqué que ce rapport souligne donc le besoin urgent de prendre des mesures environnementales adéquates pour protéger tous les enfants et atténuer les risques auxquels ils feront face. Pour y arriver, il faudrait mettre les enfants au centre de ces interventions afin qu’ils participent en tant qu’acteurs de changement et non spectateurs. Il est donc capital, d’offrir aux enfants et aux jeunes des opportunités concrètes de participer aux prises de décisions en tant que contributeurs, cocréateurs et défenseurs des programmes d’action en faveur des droits de l’enfant.
«Je voudrais réitérer l’engagement de l’UNICEF à accompagner le gouvernement de la RD-Congo dans ses efforts pour assurer aux enfants un meilleur avenir dans un environnement sain», a-t-il conclu.
Prenant la parole au nom des enfants, Daniella Lusila a invité les autorités du pays à les aider pour que les enfants aient aussi un cadre d’expression pour une participation effective dans les questions cruciales les concernant. «Nous, les membres du comité des enfants de la RD-Congo, venons à cette occasion pour exprimer notre préoccupation, nous prônons que chaque enfant ait le droit d’être entendu et de participer activement aux décisions qui les concernent. La participation des enfants ne se limite pas à la prise des décisions, mais elle doit être impliquée dans le processus décisionnel. Malheureusement, il est souvent négligé», a-t-elle souligné. Par ailleurs, la ministre Léonnie Kandolo a offert des cadeaux des tablettes aux élèves qui se sont distingués dans une série de questions de culture générale.
Mymye MANDA

