Société

RDC: La CIME restitue sa mission de formation à Kigali

Après la formation, place à la restitution. La Commission d’intégrité et de médiation électorale -CIME- s’est acquittée de ce devoir le lundi 16 mai 2022 en organisant, au Centre pour handicapés de Kinshasa, un atelier de restitution de la session de formation des formateurs en médiation communautaire.

Cette session de formation a été organisée du 21 au 22 avril 2022 à Kigali, capitale du Rwanda, par Interpeace avec l’appui de GIZ et de l’Union européenne. Elle s’est inscrite dans le cadre du programme de paix et sécurité dans la région des Grands lacs. Le principal objectif de la session de formation de Kigali, a partagé l’un des participants, a été de former une équipe de la CIME en techniques d’analyse des conflits.

Grâce à cette formation, la CIME a été «dotée d’une capacité interne nécessaire à l’accomplissement efficace de sa mission: la médiation des conflits». L’Imam Moussa Rachid, président de la CIME, a souligné que «cette formation a permis d’élargir le pool régional de médiation de la CIRGL, de mettre à la disposition de la CIME une équipe de techniciens et de représentants des Confessions religieuses de haut niveau, capable de conduire les missions de médiation de manière efficiente, et enfin de créer une masse critique de formateurs et d’accompagnateurs des médiateurs internes en RD-Congo».

L’Imam Moussa n’a pas dissimulé sa fierté de compter dans ses rangs des «médiateurs de haut niveau» qui, «fort de ce renforcement des capacités et des échanges d’expériences avec d’autres institutions partenaires», permettent à la CIME d’être «davantage armée» afin de «poursuivre son travail de médiation pour la promotion de la paix et l’accompagnement du processus démocratique dans notre pays».

Par ailleurs, l’Imam Moussa Rachid a martelé que «la promotion de la paix est un immense chantier. La formation seule ne suffit pas». En dépit de cela, la CIME, «par la médiation, les plaidoyers pour la paix et surtout grâce à Dieu», abat, depuis sa création officielle en septembre 2014, un travail des titans qui a significativement «contribué à l’aboutissement heureux d’un processus électoral pourtant tumultueux qui a offert à la RD-Congo sa première alternance démocratique, pacifique et civilisé au sommet de l’Etat en décembre 2018».

La stabilité démocratique n’étant pas encore un acquis définitif pour la RD-Congo, la CIME, consciente de la lourde charge qui pèse sur ses épaules, a sollicité «l’accompagnement de tous en commençant par l’Etat Congolais à travers ses institutions, les Organismes internationaux qui travaillent dans le domaine de la paix et de la démocratie, etc.»

Reconnaissant, l’Imam Moussa Rachid a saisi la balle au bond pour remercier les différents partenaires de la CIME «pour leur marque d’estime et leur soutien». Il a particulièrement cité la Conférence internationale de la région des Grands-Laccs -CIRGL-, la Coopération allemande à travers GIZ, l’Union européenne et Interpeace. L’Imam a aussi remercié le rapporteur adjoint de la CENI, Paul Muhindo Mulemberi, qui a fait le déplacement du Centre des handicapés pour participer à l’atelier de restitution.

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