
Isaac Buleli, responsable du collectif Ekolo, est intervenu, dimanche 26 janvier 2025 au Centre culturel Andrée Blouin à Kinshasa, à une conférence-débat. Organisée par l’Université panafricaine Umoja wa Congo, ce cycle de formations permet aux panafricanistes de l’école de pensée de Garveyistes, Nkrumistes, Lumumbistes, Bogandistes, Diopiens et autres de se former aux différents enjeux et facettes de la RD-Congo. Dans son intervention, Isaac Buleli a proposé des pistes de solutions pour lutter contre l’extractivisme minier.
Avant d’arriver à ce point très essentiel, il a donné un aperçu historique de l’extractivisme minier en RD-Congo. A l’en croire, la RD-Congo pourrait prétendre au titre du pays le plus prospère de l’Afrique car, selon lui, la RD-Congo engorge toutes les ressources minérales et végétales.
«C’est le premier pays producteur de cobalt avec plus de 70% de la production mondiale. On attend même que la demande de cobalt puisse doubler d’ici 2030. C’est le troisième pays producteur de cuivre, le premier étant le Chili, le troisième étant la RD-Congo, c’est le cinquième pays producteur de diamants et j’en passe», a-t-il déclaré. C’est dans ce même sens qu’il a indiqué que le sous-sol RD-congolais est très riche et pourrait, d’après lui, faire en sorte de générer à améliorer la prospérité des populations en RD-Congo. Nonobstant son sous-sol riche, a-t-il fait savoir, les indicateurs macroéconomiques de la RD-Congo sont extrêmement dégradés.
«On voit qu’on a 75% moins de 2,15% par jour. On a à peu près 4 à 5 millions d’enfants qui sont en situation malnutrition», a-t-il fait noter.
Selon Isaac Buleli, la problématique de l’extractivisme minier est une question collective, c’est-à-dire qui demande l’implication du gouvernement et de la population. Réfléchissant comme ses pères panafricanistes, cet acteur de la Société civile a indiqué que l’Etat a la pleine mesure de contrôler les flux -tout ce qui est exporté.
«Ce sont des questions qui sont posées à notre génération, qui ont été posées aux générations précédentes, et qui seront peut-être, si nous ne les résolvons pas, ou si nous ne les résolvons pas de façon partielle, qui seront posées aux générations qui vont venir après nous. Nous, c’est ce qu’on fait, du coup, au sein du collectif, à travers toutes les actions qu’on met en place. On veut favoriser l’engagement individuel que chacun, à son niveau, puisse se poser la question, puisse réfléchir et se dire ce qu’il peut faire pour pouvoir changer les choses à son niveau et avec ses capacités, mais aussi au niveau communautaire aussi, en faisant des actions, en faisant des écoles de visite, pour pouvoir réfléchir, un, à notre histoire, et deux, voir de quelle façon, aujourd’hui, on se retrouve toujours dans ce même déficit», a-t-il conclu.
Hénoc AKANO


