RDC – Environnemment: Nyamugabo met le cap sur l’élaboration de la feuille de route

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L’atelier de lancement officiel du projet d’élaboration de la politique forestière nationale réussi, le ministre de l’Environnement et développement durable, déterminé à doter le pays de cette politique d’ici fin 2020, table désormais sur les prochaines étapes, notamment la conception de la feuille de route, la rédaction proprement dite de la politique forestière et la validation au niveau provincial d’abord et en suite au niveau national.

Me Claude Nyamugabo ne cache pas sa détermination de doter la RD-Congo d’une politique forestière nationale avant la fin d’année 2020. Le ministre a levé les boucliers en convoquant, à Kinshasa, l’atelier de lancement officiel du projet d’élaboration de la politique forestière nationale. Les rideaux sont tombés sur cet atelier, tenu à l’Hôtel Béatrice dans la commune de la Gombe, le jeudi 5 mars 2020.

Pour le ministre green, il est «inconcevable pour un pays qui détient plus de 60% de la superficie du deuxième massif forestier tropical du monde, ne puisse pas disposer d’une politique forestière à l’instar d’autres pays avec lesquels il partage le massif». Voilà pourquoi il a fait convoquer ces assises, lancées le mercredi 4 mars, dont l’objectif global a été de contribuer à l’amélioration de la gouvernance forestière en RD-Congo.

Spécifiquement, il a été question, pour les participants, d’harmoniser la vision sur les forêts en RD-Congo entre le niveau central et provincial et sur l’identification des priorités nationales en matière de développement du secteur forestier, susciter une collaboration intersectorielle, interprovinciale, susceptible  de briser le dysfonctionnement qui empêche l’accroissement de la contribution du secteur forestier dans l’économie nationale, aujourd’hui inférieure à 1%, et enfin de garantir la participation et le soutien inconditionnel des provinces aux différentes étapes du processus d’élaboration et de la mise en œuvre de la politique forestière.

Au terme des réflexions menées deux jours durant, 5 recommandations ont été formulées, dont la première appelle de tous vœux l’atelier de Béatrice hôtel de devenir un cadre permanent de concertation entre le niveau national et provincial. La deuxième recommandation insiste sur la création d’un cadre de concertation entre les provinces alors que la troisième tient à la révision à la hausse du nombre de provinces à visiter, actuellement fixé à 6, dans le cadre de la politique. Continuer à associer les ministres provinciaux à toutes les étapes du processus, ainsi que l’aide du gouvernement central dans la résolution du conflit entre le Fonds forestier national-FFN-, l’Institut congolais de conservation de la nature -ICCN- et la Coordination provinciale, constituent respectivement la quatrième et cinquième recommandation issue de cet atelier, soldé sur une note de satisfaction et d’espoir.

Désormais, le ministre Nyamugabo table sur les prochaines étapes du processus d’élaboration de la politique forestière nationale. Ces étapes sont notamment la conception d’une feuille de route, la rédaction proprement dite de la politique forestière, la validation au niveau provincial d’abord et en suite au niveau du gouvernement central à la faveur du Conseil des ministres.

Très heureux de la conclusion des travaux, le ministre green a remercié les ministres provinciaux en charge des forêts ainsi que leurs gouverneurs «pour vous avoir libéré afin de participer aux travaux et rassurez-les que l’élaboration de la politique forestière nationale est une affaire de tout le monde».

Il a aussi salué les appuis techniques et financiers des différents partenaires, notamment la Coopération japonaise, Coopération allemande, FFN, FONAREP. «Nous avons fait le premier pas avec eux et nous allons encore compter sur eux. La route est encore longue mais pas très longue parce que j’ai décidé qu’avant la fin de cette année notre pays soit doté d’une politique forestière», a déclaré Me Claude Nyamugabo qui a surtout remercié le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi «pour sa détermination à reconquérir le leadership environnemental de notre pays non seulement au niveau de la région d’Afrique centrale mais également au niveau de toute l’Afrique et du monde».

Laurent OMBA