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En cas de victoire, Katumbi se propose d'anéantir les forces négatives dans un délai maximum de 3 mois

Mardi sur TV5 Monde, le candidat président a largement évoqué les futures élections et ses ennuis judiciaires avant de dévoiler la proposition phare de son programme: l’éradication des groupes armés et la fin de la sempiternelle guerre de l’Est
Invité du 64′, Moïse Katumbi Chapwe, candidat à l’élection présidentielle de 2016 en République Démocratique du Congo, a largement évoqué son repos médical et les futures élections, faisant part de son ambition d’en finir avec les forces négatives opérant dans l’Est de la RD-Congo dans un délai de trois mois en cas de son éventuelle victoire. Une proposition phare intégrée dans le programme du candidat qui prévoit aussi la paie régulière des forces de sécurité et des fonctionnaires, la promotion du cuivre vert, l’agriculture, la création des emplois et l’amélioration des conditions sociales de la population.
L’ex-gouverneur de l’ex-Katanga s’est également expliqué sur sa condamnation par la justice RD-congolaise pour un litige immobilier et la réclusion à perpétuité qu’il risque suite à une inculpation pour «atteinte à la sûreté de l’Etat». L’homme est d’un naturel aimable et parle de lui à la troisième personne. De passage à Paris à TV5Monde avant une halte en Angleterre pour rendre visite à son médecin et une mission à partir du 13 juillet aux Etats-Unis, où il devrait prendre part à une conférence aux côtés du général James Logan Jones, ancien conseiller à la sécurité de Barack Obama et patron de la société de sécurité qui emploie l’Américain Darryl Lewis, le présumé mercenaire arrêté en marge du meeting avorté le 24 avril à Lubumbashi, transféré à Kinshasa et finalement autorisé à retourner dans son pays, dans une sorte de répétition avant le décisif saut dans l’arène, Moïse Katumbi n’a esquivé aucune des questions de Mohamed Kaci, journaliste présentateur du magazine d’information «64 minutes». Il a parlé de la clarté de la Constitution, indiquant que nul ne peut exercer plus de deux mandats de cinq ans, laissant entendre que Joseph Kabila, indiscutablement devenu son adversaire intime, «ne dirigera plus la RD-Congo» dès le 20 décembre 2016.
Katumbi n’a surtout pas fait pas mystère des risques qu’il prendrait si l’actuel Président de la République s’accrochait au pouvoir. Il a également répondu sur cette tentative d’empoisonnement dont il estime être victime et ses ennuis judiciaires en cours, en dépit du devoir de réserve sur les poursuites dont il fait l’objet. Alexandros Stoupis Emmanouil, le citoyen grec à la base de l’incarcération du patron de SCODE Jean-Claude Muyambo, a porté plainte contre le candidat président qu’il accuse d’avoir acquis illégalement l’un des immeubles qui appartenaient à sa mère au début des années 2000 et cela, par le biais d’un faux contrat.
Victime d’une piqûre… empoisonnée?
«J’ai été convoqué par le parquet de Lubumbashi et j’ai eu trois jours d’audition. Le dernier jour, j’ai été agressé par des policiers congolais qui m’ont piqué. Ils voulaient me tuer. Ils m’ont confondu avec mon grand frère qui était à côté de moi. Et j’ai eu un problème de respiration puis j’ai été acheminé à l’hôpital. (…) J’ai eu une infection dans le sang à cause de cette piqûre. J’avais des douleurs énormes et j’ai eu un résultat d’un laboratoire allemand et j’attends le résultat d’un laboratoire anglais. Je reviendrai vous voir et je montrerai à la population congolaise et au monde entier ce que notre gouvernement est en train de faire à ses propres enfants».
Les condamnations judiciaires
«Ce sont de fausses condamnations. On veut seulement nuire à la personne de Moïse Katumbi. La maison au sujet de laquelle on m’a condamné, et bien on n’avait pas le droit de me condamner. J’étais sorti légalement avec une autorisation du Procureur général de la République. Il y a eu une « citation directe » en mon absence et j’ai été condamné par défaut. On a même refusé à mes avocats de siéger. Ce n’est plus la justice dans notre pays, qui est inféodée. Le jour de l’alternance, le 19 décembre 2016, je porterai plainte. (…) J’ai été dans cette maison qui appartenait à mon grand frère. J’ai été dans cette maison à l’âge de 6 ans. Le titre est encore intact. (…) Concernant « l’affaire des mercenaires », est-ce-que l’on a montré des activités de mercenariat dans notre province? C’est une façon de nuire à ma personne et aussi une façon de dire que Moïse Katumbi ne sera plus candidat à la présidence de la République. Je suis candidat. (…) On veut éliminer Moïse Katumbi et je suis allé voir le général Jones, comme il avait une société de sécurité, pour m’envoyer un consultant» (…)
Bientôt son retour en RD-Congo?
«Je vais rentrer au pays. Mon combat est un combat pacifique pour la première alternance au pouvoir dans notre pays. Le même parquet qui m’avait autorisé à sortir du pays m’a condamné injustement. C’est une fausse condamnation (…) Je suis candidat à la Présidence de la République et je vais annoncer la date de mon retour au peuple congolais. (…) La Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de donner même une minute de plus au Président Kabila. La Cour Constitutionnelle n’est pas au dessus de la Constitution et elle n’a pas dit que le président Kabila pouvait rester au pouvoir. Au mois de septembre, elle -NDLR: la CENI- est obligée de convoquer l’élection présidentielle parce que le 19 décembre 2016, le Président Kabila ne sera plus Président de la République. Il doit laisser une histoire et dire: ‘J’étais le premier président à quitter le pouvoir pacifiquement’».
Moïse Katumbi, le plus à même d’incarner cette alternance?
«Je respecte beaucoup le président Étienne Tshisekedi, qui est devenu le président de l’Opposition (…) il rentrera au pays le 31 juillet. Et Kabila verra comment les Congolais vont l’accueillir. Si je rentre au pays, c’est que j’ai un programme. Concernant d’abord l’éducation. Quand je suis arrivé dans la province du Katanga, j’ai trouvé 300 000 élèves sur les bancs de l’école. Quand j’ai quitté, ils étaient 3 millions 600 000 élèves. Les routes aussi. J’ai trouvé une province où il n’y avait plus de route. J’ai « asphalté » plus ou moins 1500 kilomètres de route pendant mon mandat. La Belgique avait laissé au Katanga 450 kilomètres. J’ai construit le plus grand pont en béton du pays sur la rivière Lualaba. J’ai trouvé la production du cuivre à 8000 tonnes/an et je suis passé à 1 million 300 000 tonnes/an! Autre exemple. La douane qui faisait 1 million 200 000 dollars/mois. Avec la douane, je suis arrivé à plus d’un milliard par an! Il y a des ressources, des recettes, cela doit être bien canalisé».
Les forces négatives, un business à terminer dans un délai de trois mois!
«(…) Cette guerre est devenue le business de quelques officiers parce qu’il y a eu la guerre à Goma et un peu partout. Mais vous avez vu qui construisaient Goma? C’étaient des officiers. Qui mourraient? C’étaient nos militaires. Le plus important pour nous c’est de redonner confiance et espoir au peuple. Tout est possible. Cette crise peut se terminer dans trois mois. On a volé l’argent destinée à l’Armée pendant qu’on est en train de piller le pays. En plus, on est en train de tuer la population. Cette histoire, on peut la terminer au maximum dans trois mois s’il y a la volonté».
AfricaNews/TV5 Monde
Moise Katumbi s’explique
Bonsoir Moise Katumbi. Merci d’être avec nous sur TV Monde
Bonsoir.
Vous êtes candidat à la présidentielle en République démocratique du Congo, vous avez rejoint les rangs de l’Opposition au début de l’année il y a de cela 7 mois, vous êtes également homme d’affaires et président du célèbre club de football de Lubumbashi, le TP Mazembe. Ça se trouve dans la province minière du Katanga région que vous avez dirigée pendant plusieurs années. Vous avez quitté votre pays le 20 mai dernier précipitamment pour des raisons médicales. Comment allez-vous?
Je vais bien pour le moment.
De quoi souffrez-vous?
J’ai eu des problèmes quand j’étais à Lubumbashi parce que j’étais convoqué par le tribunal de Lubumbashi et j’ai eu trois jours d’audition. Le dernier jour, j’ai été agressé par les policiers congolais qui m’ont piqué. Ils ont voulu me tuer. Ils m’ont confondu avec mon grand-frère et j’ai eu un problème de respiration. Aussi, j’ai été acheminé à l’hôpital. Le gouvernement ne voulait pas suivre le rapport de mes médecins traitants à Lubumbashi. Ils ont envoyé leurs propres médecins légistes pour qu’on puisse m’autoriser à aller à l’étranger. Il y a eu un communiqué du PGR m’autorisant de sortir et d’aller continuer avec les soins dans un centre approprié.
Quand vous dites une piqûre ça laisse penser à l’empoisonnement. C’est une piste plausible selon vous?
J’ai eu l’infection dans le sang à cause de cette piqûre. J’avais des douleurs énormes et j’ai eu un résultat d’un laboratoire allemand et j’attends le résultat d’un laboratoire anglais. Je reviendrai vous voir et je montrerai à la population congolaise et au monde entier ce que notre gouvernement est en train de faire à ses propres enfants.
Vous avez été condamné à trois ans de prison ferme récemment dans un litige immobilier et aussi inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat. La justice RD-congolaise vous accuse d’avoir recruté des mercenaires, notamment américains. Que répondez-vous sur ces deux affaires?
C’est d’abord de fausses condamnations et on veut seulement nuire à la personne de Moise Katumbi parce que la maison au sujet de laquelle on m’a condamné, on n’avait pas le droit de me condamner, parce que moi j’étais sorti légalement avec une autorisation du PGR. Il y a eu une citation directe à mon absence et j’étais condamné par défaut. On a même refusé à mes avocats de siéger. Il n’y a plus de justice dans notre pays, qui est malheureusement. Mais les gens doivent faire très attention parce que le jour où il y aura la première alternance, le 19 décembre 2016, je porterai plainte.
Sur l’affaire immobilière vous dites pour vous défendre que c’est la maison dans laquelle vous avez grandi depuis votre enfance et au fond elle appartient à votre grand-frère. Vous vous dites innocent. Concernant cette fois cette affaire plus «politique» de recrutement présumé des mercenaires. Que dites-vous?
C’est une maison qui appartient à mon grand-frère. J’étais dans cette maison à l’âge de 6 ans. Le titre -immobilier- est encore intact. Si le soi-disant grec devait porter plainte, c’est contre mon grand-frère. L’affaire des mercenaires, est-ce qu’on a montré les activités de mercenariat dans notre province? C’était une façon de nuire à ma personne et aussi une façon de dire que Moise Katumbi ne sera plus candidat à la présidentielle. Je suis candidat parce que c’est de fausses accusations. Je vais rentrer au pays parce que le combat que j’ai, c’est un combat pacifique pour la première alternance au pouvoir dans notre pays.
Sur cette question des mercenaires, vous serez bientôt aux USA, dans cette table ronde il y aura James Logan Jones, ancien conseiller à la sécurité de Barack Obama, qui lui-même préside la société de sécurité qui vous fournissait les gardes du corps. Ce n’est pas un conflit d’intérêt?
C’est une honte d’abord. Tout le monde connait le général Johns. J’ai un consultant parce qu’on m’avait retiré la sécurité. On a voulu kidnapper mes enfants à l’école. Il y a eu un accident contre moi. On veut éliminer Moise Katumbi. Et je suis allé demander au général Jones, qui a une société de sécurité, pour m’envoyer un consultant et on a arrêté le consultant qui était à Lubumbashi. Et le général Jones n’est pas un mercenaire. C’est la moindre des choses. Les gens qui ont fait ce rapport ont induit le gouvernement RD-congolais dans des bêtises énormes. Tout le monde connait le général Jones, il n’a pas travaillé que pour la sécurité du président Obama, il était le patron de l’OTAN, il était commandant de la marine. C’est quelqu’un d’intègre. Ce n’est pas à Washington qu’on recrute des mercenaires.
Quand est-ce que comptez-vous rentrer en RD-Congo parce que le parquet congolais avait dit que vous pouvez partir recevoir les soins à l’étranger mais vous étiez astreint au silence, c’était la condition pour rentrer prochainement au pays?
Le parquet devait d’abord respecter sa propre parole. Le même parquet qui m’avait autorisé m’a condamné injustement. C’est une fausse condamnation pour intimider Moise Katumbi. Ils se sont trompés de cible parce que je vais rentrer au pays et je suis candidat à la présidence de la République et je demande au peuple RD-congolais que je vais rentrer et je vais annoncer la date de mon retour.
Justement selon la constitution de la RD-Congo, Joseph Kabila ne peut pas briguer un troisième mandat mais la Cour constitutionnelle a tranché qu’il pourra rester en fonction après la fin de son mandat, en novembre-décembre 2016, si le scrutin n’a pas lieu!
La Cour constitutionnelle n’a pas le droit de donner même une minute de plus au président Kabila. La Cour constitutionnelle n’est pas au-dessus de la Constitution. La Cour constitutionnelle n’a pas dit que le Président Kabila pouvait rester au pouvoir. La Cour constitutionnelle n’a pas demandé à la CENI de retarder l’élection présidentielle. Donc, au mois de septembre la CENI est obligée de convoquer l’élection présidentielle parce que le 19 décembre 2016, le président Kabila ne sera plus Président de la République.
L’élection va-t-elle se tenir dans ce contexte très tendu?
Bien sûr! Ce sont des manœuvres que le pouvoir est en train de faire pour se maintenir. Nous n’allons pas permettre ça. Cette année-ci est une année de l’élection présidentielle. C’est une année d’une grande fête chez nous parce que ce sera la première alternance. Le président Kabila doit laisser une histoire, dire: «j’étais le premier président à quitter le pouvoir pacifiquement.»
Vous étiez avec le pouvoir il y a encore très peu. Il y a 7 mois vous avez rejoint les rangs de l’Opposition et du Front citoyen. Vous êtes en suite désigné candidat à la présidentielle par les opposants de G7 et de l’Alternance pour la République!
J’étais dans la Majorité présidentielle. Si le président Kabila allait respecter la Constitution, j’allais rester dans la MP parce que vous savez que la Constitution est un consensus. Personne n’avait gagné la guerre. On était obligé de respecter cette Constitution. Il y a eu des millions et des millions des morts et si j’accompagnais le président Kabila, j’étais parmi les gens qui lui disaient «attention, on doit respecter la Constitution parce que retomber encore dans les troubles dans notre pays, ce serait une très mauvaise chose pour le pays». Et le plus important pour moi, il faudrait que le président Kabila puisse corriger ce qu’il est en train de faire. Il doit savoir qu’il y a un temps pour tout, il y a aussi une vie après la présidence de la République. Nous, nous voulons voir le président Kabila à Kinshasa après le 19 décembre, après une passation pacifique du pouvoir.
L’opposant historique Etienne Tshisekedi à qui on posait récemment la question suivante: «pensez-vous que le candidat à la présidentielle Moise Katumbi ferait un bon président de la République?» Il a répondu: «Je me réserve. C’est une question pour le futur». En quoi serez-vous le mieux placé, Moise Katumbi, pour incarner le candidat de l’Opposition et jouer l’alternance congolaise?
Je suis candidat à la présidence de la République. Il y a plusieurs candidats et je respecte beaucoup le président Tshisekedi qui est devenu le président du Rassemblement de l’Opposition. C’est la première fois que l’Opposition est réunie. Et le président Tshisekedi est en train de rentrer au pays le 31 juillet. Je demande au peuple RD-congolais de l’accueillir. Et le président Kabila doit voir comment est-ce que le président Tshisekedi sera accueilli parce que le peuple RD-congolais cherche aujourd’hui la première alternance. Je le répète encore, je ne serai pas intimidé, je vais rentrer au pays. Je suis candidat et je rentre au pays parce que j’ai un programme en tant que candidat.
Vous avez gouverné une province très riche, le Katanga, pendant près de 9 ans. Si vous devriez nous donner, sur TV5 Monde, une action concrète que vous avez réalisée pour le bien-être des habitants de cette province!
Il y a plusieurs actions que j’ai réalisées. Il y a d’abord l’éducation. Quand je suis arrivé, j’ai trouvé 300.000 élèves sur le banc de l’école. Quand j’ai quitté, j’ai laissé 3.600.000. Les routes aussi. J’ai trouvé une province où il n’y avait plus de route. J’ai asphalté plus ou moins 1500 Km de route pendant mon mandat. La Belgique avait laissé au Katanga 450 Km. J’ai construit le plus grand pont en béton sur la rivière Lualaba en allant à Kolwezi.
Katanga est une région riche en ressources minières. C’est à la fois une chance et certains disent que c’est une malédiction pour votre pays, la RD-Congo. Beaucoup, en effet, disent que votre est pillé de ses ressources minières. Quel est votre point de vue à ce sujet?
C’est une chance d’être RD-Congolais. Mais aujourd’hui la population est très pauvre, vous avez raison. Quand je suis arrivé, j’avais une vision. J’ai trouvé la production du cuivre à 8.000 tonnes l’an. Et je suis passé de 8.000 tonnes l’an à 1.300.000 tonnes l’an. Pour vous donner un autre exemple, la douane pesait encore USD 1.200.000 le mois, donc faisait au moins USD 18.000.000 l’an. Et avec la douane, je suis arrivé à plus d’USD 1 milliard l’an. Donc il y a des ressources, il y a des recettes qui doivent être bien canalisées. Et c’est pourquoi nous voulons la première alternance pour que les gens puissent redonner confiance à la RD-Congo.
Nombreux sont les RD-Congolais qui ont perdu leur travail justement à cause de la chute du cours des matières premières, notamment les minerais dans cette région. Que comptez-vous faire pour être moins dépendant de ces ressources?
On dit gouverner, c’est prévoir. Quand j’é tais gouverneur, j’avais aussi parlé de l’après mine. J’avais déjà dit qu’il penser cuivre vert, l’agriculture. Si le gouvernement prévoyait tout ça, il devait d’abord réserver de l’argent et songer à diversifier l’économie pour ne plus dépendre que des minerais. La crise est vraiment totale parce qu’on ne pense qu’aux mines. La RD-Congo est un grand pays riche. Il y a le tourisme qu’on peut développer. Il y a aussi d’autres choses et on peut bien canaliser nos ressources.
Le tourisme notamment le célèbre parc de Virunga au Congo Kinshasa. Comment pacifier définitivement votre pays qui est aujourd’hui à la source de beaucoup de conflits notamment les deux Kivu. On a beaucoup parlé ce dernier temps sur TV5 Monde des massacres de Beni. Que faire?
D’abord il faudrait bien payer les militaires, les fonctionnaires et en plus cette guerre est devenue le business de quelques officiers parce qu’il y a eu la guerre à Goma et un peu partout. Mais vous avez vu qui construisaient Goma? C’étaient des officiers. Qui mourraient? C’étaient nos militaires. Le plus important pour nous c’est de redonner confiance et espoir au peuple. Tout est possible. Cette crise peut se terminer dans trois mois. On a volé l’argent destinée à l’Armée pendant qu’on est en train de piller le pays. En plus, on est en train de tuer la population. Cette histoire, on peut la terminer au maximum dans trois mois s’il y a la volonté.
Quel espoir pour votre pays un des plus grands et plus peuplé d’Afrique après le Nigeria?
L’espoir est là parce que c’est le plus grand pays francophone dans le monde entier aujourd’hui. Le peuple RD-congolais est un grand peuple. On a une très grande histoire et nous devons nous approprier nous-mêmes de notre propre développement pour que le pays puisse devenir aussi un jour respectueux. Nous ne devons pas pleurer tous les jours. Nous voulons travailler, donner de l’emploi à tout le monde et améliorer la situation sociale de la population RD-congolaise.
Merci beaucoup d’avoir répondu à notre invitation.
Merci!
Entretien retranscrit par René KANZUKU, Octave MUKENDI, et Laurent OMBA

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