Société

Mukebayi ne recule devant rien, C-News parait ce mardi

 
Mike Mukebayi ne recule devant rien. Face au harcèlement, pressions, attaques, rafles et autres menaces dont son journal et son personnel sont victimes, le fondateur du bihebdomadaire «C-News» reste imperturbable. Estimant qu’il n’a rien à se reprocher, Mike promet pour mardi prochain le prochain numéro de C-News, voulu dans la droite ligne de ce qu’il a toujours fait. Avant d’en arriver-là, Mukebayia tenu à informer l’opinion à travers une conférence de presse animée conjointement avec le président national de l’Association congolaise pour l’accès à la justice -ACAJ-, Me Georges Kapiamba, jeudi 10 septembre 2015 à Faden House. A cette occasion, Me Georges Kapiamba a dénoncé ce qu’il qualifie«de harcèlement judiciaire et politique décidé au niveau gouvernemental, avec le concours de tous les autres services,  pour empêcher un média de faire son travail». Et d’encourager C-News a reprendre du service.
 
Le prochain numéro de C-News sera sur le marché le mardi prochain. Son fondateur Mike MukebayiNkosoestime que, toutes les démarches administratives ayant été accomplies, son tabloïd est en ordre avec l’Etat. Pour lui, la balle est dans le camp du ministère des Médias et de Communication qui tarde à lui octroyer le numéro de récépissé. «Nous sommes un journal en règle. Il y a eu Congo News et il y a C-News. Il n’y a aucune mesure conservatoire qui frappe C-News. Il ne faut pas confondre. Le problème est que l’Agence nationale de renseignement -ANR- s’est attaquée à notre système de production et de distribution en employant des méthodes sournoises. Mardi, vous verrez le prochain numéro de C-News dans la droite ligne de ce que nous avons toujours fait. Pour C-News, nous avons accompli toutes les démarches administratives. L’administration nous a permis d’aller payer à la DGRAD, le récépissé n’est qu’un constat, ce n’est pas une condition. Il intervient à la fin quand vous avez tout accompli. Si vous n’êtes pas en règle, on ne va pas vous autoriser d’aller payer à la DGRAD», précisele fondateur de C-News avant de déplorer: «aujourd’hui, le ministre des Médias utilise le récépissé comme un moyen de pression contre nous. Jusque-là, la seule réponse que nous recevons de son cabinet est que le dossier évolue. C’est une réponse évasive. Il n’y a pas d’évolution dans le dossier. Mardi, nous ne serons pas pris à défaut, car nous sommes en ordre».
 
Toutes les précautions ont été prises. Comme les bureaux de Congo News ont été mis sous scellé, C-News a acquis une nouvelle adresse: immeuble Lunzadi, vers Rond-Point Forescom. Question de ne pas fonctionner dans la clandestinité.
 
Me Georges Kapiamba, pour sa part, considère que Congo News est victime de l’illégalité et de l’arbitraire. «Nous condamnons avec la dernière énergie toutes les attaques contre Congo News et son personnel», cogne le président national de l’ACAJ. Et d’ajouter: «nous dénonçons également la fermeture illégale des locaux de ces médias, l’arrestation de son distributeur DidoZamuangana et les deux agents de l’imprimerie ainsi que les rafles de journaux».
 
Les faits remontent à septembre 2014, il y a un an, quand un groupe des policiers a débarqué chez Congo News en sommant tout le personnel d’évacuer le lieu avant de sceller les bureaux. Ces policiers étaient chargés par l’autorité compétente de procéder à la mise sous scellé des locaux de Congo News. «Les locaux de Congo News sont fermés depuis un an, le personnel est en congé technique et le fondateur continue à payer le loyer à la hauteur d’USD 500. La présence des policiers est toujours constatée devant ces locaux pour empêcher toute entrée», constate Me Georges Kapiamba. Quelques temps après, c’est Mike Mukebayi qui a été arrêté. Après avoir croupi pendant onze mois en prison, le temps de purger sa peine, le fondateur de Congo News a été libéré le 16 juillet 2015. Pendant que le journaliste Mukebayi était dans la geôle, Congo News continuait à paraitre. Pensant faire taire complètement ce tabloïd, Eric Masimo, l’éditeur a.i, a lui aussi été arrêté. «Il a passé deux semaines dans les cachots de l’ANR en octobre 2014 sans droit de se faire assister par les avocats et de recevoir des visiteurs moins encore les membres de sa famille. Il a été libéré sans connaitre les charges pour lesquelles il était détenu», rappelle Me Georges Kapiamba avant de renchérir: «depuis le 13 juillet 2015, nous avons constaté l’arrestation illégale de DidoZamuangana, l’un des distributeurs principaux de ce journal. Après vérification, on s’est rendu compte qu’il se trouve au cachot de l’ANR avec deux agents de l’imprimerie TozoMalamu, une imprimerie mise aussi sous scellé de manière arbitraire jusqu’à ces jours. Pendant les mêmes jours, Yves Buya, le directeur de publication, était aussi recherché par les services. Il s’en est suivi des rafles de journaux».
 
Qu’à cela ne tienne, Congo News a changé de nom et d’adresse. Il parait ce mardi.
 
Barick BUEMA
 
 
 

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