Société

Le groupe d’experts adopte un avant-projet de loi sur la protection des défenseurs des droits humains en RD-Congo

L’élaboration de ce texte a connu la participation des experts du ministère de la Justice et Droits humains, de la Commission nationale des droits de l’homme, des deux chambres du Parlement, de la Société civile ainsi que du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme.
Cinq ans après le rejet par l’Assemblée nationale d’un texte portant sur la protection des défenseurs des droits humains, un autre texte corrigé de l’avant-projet de loi relative à la même matière -protection des défenseurs des droits humains- a été adopté samedi 9 juillet à Zongo, dans la province du Kongo Central, à l’issue d’un atelier qui s’est tenu du 4 au 8 juillet derniers. Selon Fernandez Murhorla de la Commission nationale des droits de l’homme-CNDH-, cette loi est importante pour la RD-Congo, pays où plusieurs défenseurs des droits humains ont été arrêtés. «Si vous faites l’inventaire, depuis 1996 jusqu’à ce jour, il y a environ 80 défenseurs des droits de l’homme qui sont en exil; il y a plusieurs défenseurs qui ont été assassinés, exécutés. Plusieurs ont été arrêtés et détenus arbitrairement, tout simplement parce qu’ils défendaient leurs opinions», a-t-il expliqué. De son côté, le président de la CNDH, Nwamba Mushikonke, a précisé que les défenseurs des droits humains n’ont pas que des droits, ils ont aussi des devoirs contenus dans le même projet. «Le défenseur que nous avons défini dans l’avant-projet a aussi des devoirs: de respecter la loi, de respecter la Constitution, de respecter tout ce qui a trait à l’ordre public d’une façon générale et d’aider l’Etat RD-congolais à faire aussi son travail. Donc, le défenseur des droits humains n’est pas là que pour critiquer le pouvoir. Il est là pour défendre les droits et en même temps faire des propositions,  pour que l’Etat RD-congolais puisse améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays», a-t-il indiqué. Le Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme -BCNUDH- a promis d’assister la CNDH dans le travail de plaidoyer et de vulgarisation auprès des institutions publiques et des structures associatives concernées par cet avant-projet de loi. L’élaboration de ce texte a connu la participation des experts du ministère de la Justice et droits humains, de la Commission nationale des droits de l’homme, des deux chambres du Parlement, de la Société civile ainsi que du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme.
Okito

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