Société

Le cancer du sein de plus en plus courant en RD-Congo

De l’avis des spécialistes, une boule ou une bosse au niveau de sein, qu’elle soit fixe ou mobile accompagnée des ganglions dur au niveau de l’aisselle, correspond à une propagation du cancer. Sensible mais pas pénible, la douleur est souvent le symptôme d’une affection non cancéreuse. Le diagnostic sera confirmé lors d’un dépistage. Le cancer du sein est de plus en plus courant en RD-Congo tout comme ailleurs. Cela demeure un casse-tête pour le malade, non seulement qu’il est onéreux mais aussi les matériels adéquats font défaut. La plupart de ces malades ne savent plus à quel saint se vouer.
Le cancer du sein est le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde autant avant qu’après la ménopause. Même si les hommes y sont concernés, une femme sur 8 est actuellement touchée. Elle se développe dans le trois quarts des cas chez les femmes de plus de 40 ans. Dans le monde, une femme meurt d’un cancer du sein environ toutes les 53 minutes. Selon les spécialistes, il y a trois examens pour détecter et confirmer un cancer du sein: la mammographie, l’échographie mammaire et la biopsie. «La palpation est l’examen indispensable et important. Elle ne permet malheureusement que de détecter les tumeurs visibles et palpables», a expliqué le Dr Jean Stéphane Monshengwo, gynécologue obstétricien, échographiste à l’Hôpital provincial général de référence de Kinshasa. Un cancer détecté tôt est plus simple à traiter et comporte moins de manifestation ni douleurs, ni grosseur. Malgré cette lenteur en RD-Congo, faute d’équipement et de prévention, de nombreuses femmes découvrent trop tard qu’elles sont atteintes du cancer et n’en guérissent pas. A cet effet, l’Association internationale de lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus -ASSICAS- a lancé, le 12 octobre 2015 à Kinshasa, la campagne de sensibilisation et du dépistage volontaire à la mammographie en vue de prévenir les femmes contre les cancers du sein et de l’utérus. Occasion de faire sortir les femmes de l’ignorance en leur offrant un dépistage précoce. Le constant de l’Organisation mondiale de la santé -OMS- est alarmant: «les cancers font de plus en plus des victimes en RD-Congo. Un malade sur trois meurt de ces maladies». Certaines formations médicales tentent encore de sauver des vies. A l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-MamaYemo, qui dispose des moyens pour détecter les cancers, aucun département ne s’occupe de cette maladie. Pourtant, selon le Dr Monshengwo, l’hôpital reçoit au moins 2 à 3 cas par semaine. «Tout gynécologue devrait en principe associer l’examen gynécologique à l’examen du sein. Malheureusement, nos médecins ne le font pas et nos patients sont de plus en plus gênants quand nous abordons ce sujet», a expliqué le Dr. Les facteurs sont nombreux, à savoir: l’absence de grossesse ou une première grossesse après 35ans, des premières règles précoces avant l’âge de 12 ans, une ménopause tardive, l’obésité.
En RD-Congo, jusque-là, aucune politique n’est élaborée pour lutter contre le cancer. Les femmes doivent surveiller leurs seins en pratiquant l’auto palpation. Car, a renchéri Dr Monshengwo, cette pratique permet de faire un dépistage précoce de la maladie. Il est conseillé pour les femmes d’appliquer cette méthode tout le mois après ses règles.
Divine PEZO

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