Société

La RD-Congo sort de la liste de pays où l’enfance est la plus menacée

Le nouveau rapport «Stolen Childhood ou Enfances volées» de Save the Children classe la RD-Congo à la 162ème place sur un total de 172 pays. Malgré cette performance, la malnutrition et la mortalité des enfants de moins de 5 ans restent préoccupantes. Le rapport révèle également que l’Afrique de l’Ouest et du Centre restent la partie du monde la plus dangereuse pour les enfants. Save the Children demande aux gouvernements d’augmenter leurs investissements pour les enfants.
La RD-Congo ne figure plus sur la liste de 10 pays où l’enfance est la plus menacée dans le monde. C’est ce que révèle le nouveau rapport sur l’indice de privation de l’enfance, dénommé «Stolen Childhood» ou «Enfances volées», publié par l’organisation internationale Save the Children. La RD-Congo à la 162ème place sur un total de 172 pays. Malgré cette performance, la malnutrition et la mortalité des enfants de moins de 5 ans restent préoccupantes. La RD-Congo a réussi à réduire de 50% le taux de déscolarisation des enfants depuis 2000. Malgré cette performance, la malnutrition et la mortalité des enfants de moins de 5 ans restent préoccupantes. L’ex-Zaïre n’a réduit que de 5% le taux de mortalité des enfants depuis 2000. Le gouvernement doit donc mettre en place des efforts pour sauver des enfants.
Lancé en marge de la Journée internationale de l’enfance, le rapport des Enfances volées a révélé qu’au moins 700 millions d’enfants -et peut-être centaines de millions d’autres- n’ont pas eu la chance d’avoir une enfance complète. Les raisons peuvent être liées à la violence extrême ou aux conflits, en passant par les mariages et grossesse précoces, le travail des enfants, ou encore une mauvaise santé, voire l’incapacité pour les enfants d’aller à l’école. Le rapport des Enfances volées constate que les enfances sont les plus menacées en Afrique de l’Ouest et du Centre, ces deux régions ont aussi effectué des progrès importants ces 30 dernières années. «Bien que la plupart des pays les moins bien classés se trouvent en Afrique de l’Ouest et du Centre, il y a des signes d’espoir et de progrès. En effet, depuis 1990, la région a réduit les décès des enfants de moins de 5 ans de moitié. Cela montre qu’en faisant des choix délibérés pour investir dans la santé des enfants ainsi que leur bien-être, le changement est possible», a déclaré Jim Emerson, Directeur régional de Save the Children en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Des appels à l’action
En Afrique de l’Ouest et du Centre, Save the Children met l’accent sur le mariage précoce en guise d’illustration des principaux obstacles au progrès des droits de l’enfant. Le mariage précoce est l’une des pires formes d’abus contre les enfants, qui nuit aux études des filles et les soumet souvent à des conséquences néfastes pour leur santé. Alors que la proportion de filles mariées à l’âge de 18 ans est passée d’environ 50% en 1990 à 42% aujourd’hui, le mariage précoce met fin à l’enfance de plus d’un million de filles chaque année en Afrique de l’Ouest et du Centre, affirme Save the Children. Selon les Nations unies, une population croissante d’enfants combinée à une baisse relativement lente de la pratique du mariage précoce en Afrique signifie, si les tendances actuelles se maintiennent, que près de la moitié des filles mariées avant leur 18ème anniversaire en 2050 seront africaines.
Mettre fin au mariage des enfants
Save the Children révèle qu’il est toujours possible de changer cette trajectoire, la Sierra Leone l’a démontré en réduisant de près de moitié le nombre d’adolescentes mariées ou en union, entre 2004 à 2013. Le rapport des Enfances volées révèle également que les taux de mariage d’enfants et les taux de scolarité tendent à être fortement liés en Afrique de l’Ouest et du Centre. «Nos résultats nous montrent que mettre et maintenir les filles à l’école pourrait avoir un effet protecteur particulièrement fort contre le mariage d’enfants», a poursuivi Jim Emerson, qui a ajouté qu’une fille scolarisée sera en mesure de terminer ses études, de créer une génération de futurs leaders et un cycle de progrès positif pour l’ensemble de la région.
Save the Children appelle les gouvernements à transformer les engagements visant à mettre fin au mariage des enfants pris à l’Union africaine et aux Nations unies en actions concrètes, tangibles et mesurables. «En 2015, les gouvernements africains ont promis qu’en 2030, tous les enfants iraient à l’école, seraient protégés et auraient une bonne santé, peu importe qui ils sont et où ils vivent. Bien que ce soit un objectif ambitieux, il est à portée de main si les gouvernements investissent pour garantir que tous les enfants ont l’enfance qu’ils méritent», a ajouté Jim Emerson.
L’organisation Save the Children gère des programmes qui travaillent avec les enfants les plus marginalisés et exclus du monde entier, dans des endroits difficiles à atteindre, leur permettant d’avoir accès à la santé, au logement, à l’éducation, aux programmes professionnels et à la protection contre tout danger. Pour faire un don et signer une pétition demandant aux gouvernements d’augmenter leurs investissements pour les enfants, veuillez visiter www.endofchildhood.org.
Hugues PIERROT

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