
L’érection des stations d’essence non loin des maisons d’habitation ou des magasins, restaurants ou hôtels, cette pratique est observable à l’œil nu à travers la ville capitale. La proximité des stations avec la cité, qui est devenue un fait normal à Kinshasa, pousse même beaucoup à se demander si ce secteur est réellement réglementé. Et là, connaissant bien l’ampleur des dégâts que peut entraîner un incendie, a-t-on seulement besoin d’une règlementation avant de passer à l’action? La réponse est non, tant pour les responsables de ces stations que pour des particuliers en quête des terrains morcelés pour y ériger leurs toits.
Ce qui est vrai, c’est qu’il faut au moins laisser un certain espace, de 50 à 100 mètres, entre la maison et la station-service. Mais à défaut, toute station érigée en dehors des normes sécuritaires est une menace permanente pour les populations avoisinantes. A ce sujet, l’on se souviendra que l’ancienne autorité urbaine de Kinshasa avait en son temps ordonné la démolition d’un immeuble, dans la commune de Bandalungwa, à la hauteur de l’arrêt Inga. Motif: une maison d’habitation construite près d’une station d’essence face au risque d’incendie. Dans l’entendement de cette autorité, le pire peut arriver à tout moment.
Mais dans le cas contraire, que fait-on des hommes d’affaires qui viennent eux ériger des stations d’essence à côté des bâtiments déjà existants, et surtout dans des quartiers à grandes agglomérations? Appartement, rien du tout. Il faut ici dire qu’ériger une station d’essence à Kinshasa, sans aucune précaution par rapport aux normes existantes en la matière, n’est pas du tout un fait divers. Mais une terriblement risquée qui appelle à la prise des précautions. Or, ainsi qu’on peut bien le constater, à Kinshasa, seule la cagnotte compte. Ce qui est bien malheureux et déplorable. Et si le pire arrivait…
C’est ici le lieu et le moment d’inviter l’autorité compétente à être très regardante sur ce genre de comportements qui frisent partout l’irresponsabilité. La vie humaine étant sacrée, mieux vaut prévenir les catastrophes en lieu et place de les gérer.