
La route Tshikapa-Kamonia, coupée en deux, pose de sérieux problèmes d’ordre économique et social. Plus de deux mois déjà, aucune intervention significative n’a été engagée par les autorités provinciales pour remédier à cette catastrophe naturelle. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la Société civile locale, qui ne cesse d’alerter sur les conséquences économiques et sociales dramatiques pour la population. Selon les membres de la Société civile locale, la catastrophe environnementale qui a frappé la commune rurale de Kamonia, chef-lieu du territoire de Tshikapa, a causé l’effondrement d’un axe routier vital pour cette partie de la République.
«Plusieurs habitations ont été englouties par un profond ravin, rendant le transport des marchandises quasi impossible», ont souligné les mêmes acteurs de la Société civile qui ont dénoncé le silence prolongé du gouvernement provincial face à cette crise qui affecte directement l’économie locale et les conditions de vie des populations.
Dans une déclaration lundi 24 février à la presse, Clément Yawudiko, cadre de la Société civile, s’est indigné de l’inaction des autorités compétentes malgré l’urgence et les exigences de la situation. «En effet, depuis l’effondrement de cette route, aucune mesure palliative n’a été prise par la province alors que les régies continuent de collecter des recettes fiscales», a fait observer la Société civile de Tshikapa qui a souligné que Kamonia étant une région agricole et commerciale clé pour la province du Kasaï, est bloquée par la coupure de cette route d’intérêt provincial.
«Les agriculteurs et opérateurs économiques subissent de lourdes pertes, faute de moyens pour transporter leurs produits vers la ville», a ajouté Clément Yawudiko. La situation qui paralyse les échanges économiques, menace à terme la sécurité alimentaire et les conditions de vie des habitants. Face à ce danger, la Société civile lance un appel pressant aux autorités provinciales pour une intervention rapide et efficace pour la réhabilitation de la voie routière et de la lutte antiérosive. La Société civile a encore exhorté le gouvernement provincial à mettre en place un plan d’urgence pour restaurer cette route essentielle et limiter les effets de l’érosion dans la région. Elle insiste sur la nécessité d’agir rapidement afin d’éviter une aggravation de la crise et des pertes économiques irréversibles. Située à 75 kilomètres de Tshikapa, Kamonia joue un rôle clé dans l’économie de la province du Kasaï. Son enclavement prolongé risque de fragiliser davantage cette province déjà confrontée à de nombreux défis d’ordre infrastructurel.
