
Dans le souci de rétablir l’ordre et de renforcer la crédibilité des forces de sécurité en RD-Congo, le Commissaire provincial de la Police nationale congolaise -PNC- de Kinshasa, Israël Kantu Bakulu, a interdit le recours aux éclaireurs civils lors des opérations policières. Cette décision a été prise, le samedi 11 juillet 2026, au cours d’une réunion réunissant l’ensemble des commandants d’unités de Police de la capitale RD-congolaise. L’autorité policière a qualifié de «pratique déviante» l’utilisation des civils, souvent assimilés aux kulunas, pour repérer des suspects. Il a toutefois déploré que, sur le terrain, certains éléments se livrent à des arrestations arbitraires de personnes innocentes moyennant des rançons.
Saisi de plusieurs plaintes à ce sujet et informé de ces pratiques, le commissaire provincial a indiqué que certains policiers se rapprochent des délinquants qu’ils utilisent ensuite comme éclaireurs, alors que la Police dispose de structures suffisamment organisées pour mener ses missions sans recourir à de telles méthodes. Selon lui, cette démarche porte atteinte à l’image de la Police nationale congolaise. «Il s’agit d’une instruction permanente. Les unités sont tenues d’interpeller, sans complaisance, toute personne suspectée d’appartenir au phénomène kuluna, indépendamment de son statut», a-t-il martelé.
Continuant son plaidoyer, Israël Kantu a également rappelé l’obligation de discipline et de tenue au sein des forces de l’ordre. Il a particulièrement dénoncé le port d’uniformes non réglementaires et de chasubles portant des mentions appartenant à des polices étrangères. «Comment admettre qu’un policier de la circulation porte un gilet marqué “polizei” ou “policia”, en référence aux polices allemande, italienne ou espagnole? C’est de la publicité gratuite pour des corps étrangers», s’est-il indigné. Cette action de sensibilisation est menée afin de restaurer la mise en œuvre effective de la mission régalienne de la Police nationale congolaise: assurer la sécurité et la protection des citoyens RD-congolais ainsi que de leurs biens.
Deborah MATEYI
