Société

Faida Mwangilua insiste sur l’éducation des jeunes filles

Entretenir les femmes n’a pas de limite. Dans l’objectif de sensibiliser les jeunes filles à la prise de conscience, l’Université pédagogique nationale -UPN-, en collaborations avec ses étudiants du département des Relations internationales, a dernièrement organisé une conférence-débat sur le genre. Thème: «Quid 50% femmes-50% hommes à l’horizon 2030». Se tenant dans la salle K2, ces entretiens ont permis à Faida Mwangilua, consultante en genre, de mettre un accent particulier sur l’éducation des jeunes filles. Sans une bonne éducation donnée à la femme, on ne parlera jamais d’une participation politique féminine, car, estime-t-elle, tout part de l’éducation.
Présente à la conférence-débat, Faida Mwangilua, consultante en genre, a souligné qu’ici en RD-Congo, il se pose un problème de mentalité. «Nous devons revoir notre jugement à l’égard de la femme pour arriver à atteindre l’objectif 50/50 tant souhaité. La base c’est l’éducation s’il n’y a pas beaucoup de femmes qui ont étudié, elles ne seront toujours pas nombreuses dans les grandes instances du pays», a-t-elle appelé, tout en invitant les jeunes à cultiver un esprit de créativité et de créer leurs associations de défenses des droits de la femme.
Faida Mwangilua a par ailleurs plaidé pour l’exposition des jeunes filles aux opportunités qui l’aideront à embrasser des institutions de l’Etat. Elle estime qu’il est aussi très important que les femmes entrent dans multiples domaines de sciences -mathématique, physique, math-infos, informatique et autres. «La participation de la femme est également étouffée par la culture et la pauvreté. Nous appelons les femmes à se mettre au travail. C’est se tromper de laisser la femme à côté, de ne pas l’intégrer dans la prise des décisions.
Parlant de leadership féminin, notre souci c’est de servir et aider les autres à aller de l’avant, car le leadership impose à être au service des autres. Nous avons besoin d’une image seine et positive pour nous-mêmes pour arriver à atteindre l’objectif 50/50», a-t-elle enseigné. Et de poursuivre: «parler de la politique et femme dans notre société fait face à beaucoup de préjuger. Je voulais que toutes les femmes surtout les jeunes filles puissent comprendre la lutte, car la participation politique de la femme depuis l’indépendance a connu beaucoup de difficultés. C’était très difficile de parler de la femme en politique. Pourtant, celle-ci se fait sur base des textes légaux. Il n’y a pas de politique en dehors du développement. La situation sociale du pays doit intéresser la femme pour qu’elle s’améliore».
Apprendre à considérer les autres avec respect et égalité
Pèlerin Kimwanga, recteur de l’UPN, a invité tout le monde à s’engager solennellement à bannir tout ce qui cache la lumière qu’est la femme et à faire régner l’égalité dans toutes les familles. «Nous sommes heureux de célébrer le genre aujourd’hui. C’est un honneur mais aussi le début d’une nouvelle éducation. Donner à la femme la place qu’elle mérite, c’est renouveler ou donner une nouvelle image à notre société. J’encourage toutes les femmes à aller de l’avant», a-t-il laissé entendre.
Belange Manzaya, étudiante en L1 Relations internationales et présidente du groupe de réflexion «Tushiriki wote» de l’UPN, a fait savoir, pour sa part, que le genre est une ressource humaine morale et culturelle très primordiale pour la société et que la communication doit être le principal outil d’interaction social. Il a poursuivi que le monde doit apprendre à considérer les autres avec respect et égalité, indifféremment de son sexe, son âge, ou son statut social. Aussi, elle a sollicité au nom de tous les participants, la vulgarisation de la politique nationale de genre.
Parousia MAKANZU

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