Société

EPST: les enseignants suspendent leur grève

Plus d’un mois après la rentrée scolaire qui a eu lieu le 3 octobre dernier, selon la date fixée par le gouvernement central, des perturbations ont été observées dans le secteur de l’éducation nationale en RD-Congo. Et plus précisément dans certaines provinces du pays où des appels à la grève ont eu un écho favorable. Tandis qu’à Kinshasa, tout semblait se passer dans des établissements publics comme si de rien n’était. Il fallait attendre les échanges, le 7 octobre dernier, entre le gouvernement et le Banc syndical, pour voir les principales organisations syndicales des enseignants se mettent d’accord avec le gouvernement avant d’annoncer la reprise des cours dans les établissements publics, mettant ainsi un terme à toutes ces perturbations.

A titre de rappel, l’Intersyndicale de l’Éducation nationale, ainsi que les syndicats SYECO et SYNECAT avaient initié un mouvement de grève en début de la rentrée scolaire, réclamant une amélioration de leurs conditions de travail et le respect des accords signés avec le gouvernement. Les enseignants dénonçaient notamment un retard dans le paiement des salaires et des primes, ainsi que l’insuffisance des moyens alloués au secteur de l’éducation nationale.

Face à cette situation, le gouvernement a engagé un dialogue social avec les représentants des enseignants. Ces discussions ont abouti à un compromis, permettant ainsi de mettre fin à la grève. Selon les déclarations des syndicalistes, plusieurs de leurs revendications ont été satisfaites, notamment en ce qui concerne le paiement des arriérés de salaires et des primes. Nul doute que la reprise des cours marque une étape importante dans la résolution de cette crise sociale. Elle témoigne de la volonté des deux parties de trouver des solutions durables pour améliorer le système éducatif RD-congolais.

Toutefois, les organisations syndicales ont souligné qu’elles resteraient vigilantes et poursuivraient les négociations avec le gouvernement pour garantir la mise en œuvre complète des accords signés. Ce dénouement positif est à mettre au crédit du dialogue social et de la volonté des deux parties de trouver un terrain d’entente. Ce, à la suite des injonctions données à la ministre d’Etat et ministre de l’Education nationale, Raïssa Malu, par la Première ministre Judith Suminwa sur les négociations à entreprendre avec toutes les organisations syndicales.

C’était lors de la seizième Réunion du Conseil des ministres présidée par la cheffe du gouvernement. Par ailleurs, il est plus exact de noter que l’éducation est un enjeu majeur pour le développement du pays et que la mobilisation des enseignants a permis de mettre en lumière les difficultés du secteur. Avec cette reprise des cours et malgré certaines voix discordantes qui continuent à appeler à la radicalisation du mouvement de grève jusqu’à Kinshasa, le spectre de l’année blanche semble s’éloigner.

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