Société

Ebola en RD-Congo: Christian Ngandu dévoile les clés d’une riposte mieux coordonnée

Le Professeur Christian Ngandu, coordonnateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique -COUSP-, a expliqué le rôle de la coordination dans la réponse à la maladie à virus Ebola, au cours d’une conférence-formation organisée à Kinshasa, capitale de la RD-Congo. Cette conférence était axée sur le thème: «Maladie à virus Ebola en RD-Congo: renforcer la riposte face à l’émergence de la souche Bundibugyo, améliorer la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge des patients». Selon le Professeur Christian Ngandu, lorsque la coordination est défaillante, la réponse ne peut être efficace.

«Nous avons compris qu’il faut renforcer cette coordination. La gestion de l’épidémie commence avant sa survenue ou sa déclaration officielle. C’est ainsi que le Règlement sanitaire international a recommandé que les différents pays, y compris la RD-Congo, puissent mettre en place une structure de coordination, en l’occurrence le Centre des opérations d’urgence de santé publique», a déclaré le Professeur Christian Ngandu.

Et d’ajouter: «nous avons démontré le rôle de l’Institut national de santé publique -INSP- à travers la détection précoce, la prévention et même la riposte, dans le sens de la coordination de cette réponse à la maladie à virus Ebola. Il s’agit notamment de voir comment cette réponse est structurée, comment elle fonctionne, comment les systèmes sont mis en place avec les ressources humaines qui sont déployées depuis le début jusqu’à aujourd’hui et qui contribuent aux résultats enregistrés, ainsi que les rôles et les attributions de l’INSP vis-à-vis des autres directions et programmes pour le contrôle rapide de l’épidémie».

Le coordonnateur du COUSP a fait savoir que plusieurs innovations mises en place ont contribué au succès de cette riposte. Il a notamment cité le déploiement précoce des ressources humaines, la décentralisation dans toutes les provinces, la vaccination pour la protection du personnel et des contacts à haut risque, ainsi que l’utilisation de différentes molécules thérapeutiques, notamment les antiviraux.

Au cours de cet échange, de nombreux retours ont été formulés, notamment sur le besoin de renforcer la surveillance animale, particulièrement pour la faune sauvage et la faune domestique. Il a également été question de réfléchir à la réduction de la période inter-épidémique et aux moyens d’éviter la résurgence des épidémies. Les stratégies de lutte mises en place et consignées dans le plan de préparation allant du 1er août 2026 au 27 février 2027 comprennent notamment la communication sur les risques et l’engagement communautaire, la surveillance des cas confirmés en minimisant les risques, les activités de laboratoire, les centres de traitement érigés au niveau de l’épicentre et dans les provinces, la prise en charge des cas ainsi que les mesures préventives.

Le Professeur Ngandu a laissé entendre que l’INSP joue un rôle dans la coordination de la réponse à l’épidémie. Il s’agit de l’établissement public chargé de la prévention, de la surveillance et de la préparation de la riposte, tandis que le COUSP constitue la plateforme et la structure qui coordonne la réponse de manière opérationnelle, en appui au système de gestion de l’incident déployé sur le terrain. Cette conférence-formation a été organisée par l’ONG Victorious Development Initiative et l’Institut national de santé publique, sous le patronage du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.

Bikug

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