
Jean-Marie Ntantu-Mey, promoteur de l’Alliance des leaders de la Société civile de la RD-Congo -ALSOC-, a lancé un appel pressant à tous les compatriotes RD-congolais. Dans une déclaration faite à l’occasion des 65 ans d’indépendance du pays, il a appelé tous -toutes- les fils et filles du Congo-Kinshasa à la prise de conscience. Dans cette déclaration, le coordonnateur de l’ALSOC a précisé que le mois de mai est celui de la Vierge Marie pour les Catholiques. Mais pour la RD-Congo, a-t-il constaté, c’est le mois des turbulences et des renversements des systèmes politiques.
Profitant de cette occasion, le doyen de la Société civile s’est opposé à la convocation d’une plénière par le bureau du Sénat pour examiner la demande de levée des immunités de Joseph Kabila, ex-Président de la République et sénateur à vie de la RD-Congo, accusé de «trahison, crime de guerre, crime contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel». «Aujourd’hui, le 20 mai 2025, date choisie par le Sénat pour interpeller celui qui avait assuré ‘’une passation pacifique du pouvoir’’, suivant ‘’un compromis à l’africaine’’, comme l’a prétendu la Communauté internationale», a-t-il alerté.
Cette problématique l’a poussé à formuler cette thèse: «La passation pacifique du pouvoir a cédé la place à une gestion tumultueuse et conflictuelle du pouvoir». Et d’ajouter: «celui qui a cru fuir l’eau de pluie est allé tomber dans un fleuve». Cependant, Jean-Marie Ntantu-Mey a invité chacun à réfléchir sur son sort de demain.
«La vie communautaire exige le bon vivre-ensemble, le respect des bonnes manières, de l’éthique et des engagements. Abandonnons ce dangereux principe qui prête à dire qu’en politique, il n’y a pas d’éthique, pas de morale, pas de bon sens. Une personne qui agit sans peur ni honte est très dangereuse pour la République -la Res publica. Lorsqu’il y a plusieurs personnes qui sont sans foi ni loi, sans honte ni peur, la République est en danger et en péril. C’est le cas pour notre pays, la RD-Congo, aujourd’hui», a-t-il exhorté.
Et d’enchérir: «Saint Augustin a dit: «Dieu qui nous a créés sans nous, ne pourra pas nous sauver sans nous-mêmes». Mzee Laurent Désiré Kabila prônait l’auto-prise en charge en disant: «Prenons-nous en charge et ne jamais trahir le Congo». En analysant profondément ces deux paroles, l’ALSOC a souligné que cela mérite une méditation pour celui qui a «cédé le pouvoir» et pour celui qui «a reçu le pouvoir». «La roue tourne et continuera à tourner. Quelle sera la position de chacun au prochain tournant? Dieu seul le sait. L’avenir n’appartient à personne. Alors, n’allons pas vite en besogne», a-t-il laissé entendre.
Hénoc AKANO
