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USD 25 millions échappent aux parcs africains à cause du braconnage des éléphants

Pourtant, les touristes sont plus enclins à visiter des parcs avec beaucoup d’éléphants et chaque animal supplémentaire augmente les visites de 371%, ont révélé les statistiques.
Mettre fin au massacre d’éléphants pour leurs défenses pourrait accroître d’USD 25 millions les revenus annuels du tourisme en Afrique. Ce qui ferait plus que compenser le coût de la lutte contre le braconnage, selon une étude parue dans la revue «Nature Communications». Cette somme est faible par rapport à la valeur estimée du marché noir de l’ivoire en Chine mais représente tout de même environ un cinquième des revenus touristiques des parcs de 14 pays où vivent la moitié des éléphants d’Afrique, précise l’étude. «Le manque à gagner pour le tourisme africain dû au braconnage est substantiel et plus élevé que les sommes nécessaires pour mettre un terme au déclin des éléphants en Afrique de l’Est, de l’Ouest et australe», peut-on lire le document. La protection des éléphants est donc «une décision d’investissement sage pour les pays des régions de savane en Afrique», a conclu l’étude. «Le commerce de l’ivoire est estimé à près d’USD 600 millions annuels, illustrant les difficultés économiques de la protection des éléphants», ont reconnu les experts. La population des éléphants d’Afrique a diminué au total d’environ 30% entre 2007 et 2014, selon les différents rapports. Les défenses des éléphants sont utilisées pour être sculptées dans certaines régions d’Asie où être propriétaire de tels objets est un signe de richesse. Les chercheurs ont utilisé les données disponibles sur le comportement des touristes et la densité des populations d’éléphants pour cette étude, selon eux, la première à quantifier les bénéfices économiques perdus à cause du braconnage. Les touristes sont plus enclins à visiter des parcs avec beaucoup d’éléphants et chaque animal supplémentaire augmente les visites de 371%, ont-ils calculé. Il en va différemment pour les forêts d’Afrique centrale, où les éléphants sont plus difficiles à observer et où leur nombre est moins lié aux revenus du tourisme.
Christian MM
 
 

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