Politique

Sanguza, le maire de Lubum’ interdit le meeting de Kyungu

 

Jean Oscar Sanguza Mutunda, maire de la ville de Lubumbashi
Jean Oscar Sanguza Mutunda, maire de la ville de Lubumbashi
Le maire de la ville cuprifère justifie cette interdiction par le climat politique qui prévaut dans la ville et à travers le pays et tient au maintien de l’ordre public, de la sécurisation des personnes et de leurs biens en toute quiétude
Le rassemblement politique convoqué pour le samedi 10 octobre 2015 à Lubumbashi par Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président national de l’Union des nationalistes et des fédéralistes du Congo -UNAFEC- et ancien président de l’Assemblée provinciale du Katanga, n’a pas eu lieu.
Et pour cause: le maire de la ville, Jean Oscar Sanguza Mutunda, a jugé que ce meeting était inopportun évoquant le climat politique qui prévaut dans le pays. Une lecture qui ne rencontre pas l’assentiment des observateurs qui accusent le maire d’être à la solde du pouvoir en place. Ainsi donc, Kyungu a été empêché de faire entendre sa voix et celle de G7 dont il voulait se faire passer pour le porte-étendard.
Le ciel n’est pas tombé sur la ville de Lubumbashi ce week-end. Tout le monde a vaqué à ses occupations habituelles. Le pire n’était pas au rendez-vous et la peur qui prenait certains habitants s’est aussitôt dissipé à l’annonce de l’annulation du meeting de Gabriel Kyungu, un leader influent de l’ex-province du Katanga. C’est la maire de la ville de Lubumbashi, saisi du dossier, qui a annulé ce meeting. Jean Oscar Sanguza Mutunda a évoqué des raisons liées au climat politique qui prévaut au pays. Le jeu s’est joué par correspondance.
Le 29 septembre dernier, Dieudonné Bamoïna Baînamboka, secrétaire général national adjoint chargé des provinces, écrit au maire de Lubumbashi pour lui tenir informer d’un meeting politique qui sera organisé par son parti le samedi 10 octobre 2015 à 15 heures à la Place de la gare. L’orateur de cette messe politique  n’est autre qu’Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza. L’objet de la lettre est bien mentionné: «Demande d’autorisation».
Le SG en donne la substance: il sera question entre autres, «de présenter aux combattants et combattantes du parti politique et mouvements associatifs alliés à l’UNAFEC, à savoir: l’UNADEF, MSR, ACO, ARC, MSDD, PDC», partis politiques constituant le G7, frondeur de la MP. Selon Bamoina, avant la tenue dudit meeting dans l’après-midi, une messe d’action de grâce sera célébrée en la Basilique Sainte Vierge de la commune de Kenya à partir de 9h00. L’UNAFEC se disait déjà faire l’essentiel, mais elle a été bloquée dans sa démarche, car la réponse du maire de Lubumbashi datée du 6 octobre, soit une semaine après la demande, a réservé une fin de non recevoir.
Le maire s’est défendu: «compte tenu du climat politique particulier qui prévaut au pays et en vue de préserver la paix et la tranquillité dans notre ville tout en me référant aux résolutions du Comité urbain de sécurité, des manifestations publiques telles que des caravanes motorisées, des meetings publics, des rassemblements populaires ne sont pas opportunes en ce moment et ne peuvent être autorisées et ce, pour des raisons sécuritaires». Le premier magistrat du chef-lieu du Haut Katanga a manifestement pris l’UNAFEC au mot en parlant d’autorisation.
C’est ainsi que le meeting n’a pas eu lieu. Même si certains observateurs qui accusent le maire d’être à la solde du pouvoir en place, ce dernier a bel et bien réservé une réponse au SG de l’UNAFEC. Le discours des frondeurs est déjà connu du public. Ils accusent la Majorité présidentielle de vouloir tout mettre en œuvre pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir au-delà de 2016 et s’opposent à la tenue d’un quelconque dialogue politique qui; selon eux, conduirait au glissement. Le G7 est entré en guerre contre MP.
Octave MUKENDI

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