
La Plateforme Électorale et Politique, Alliance des Acteurs Attachés au Peuple, PEP-AAAP, a apporté dimanche son soutien aux réformes constitutionnelles en cours en République Démocratique du Congo, à l’issue d’une concertation tenue à Kinshasa. Dans une déclaration lue par Lambert Mende Omalanga, la PEP-AAAP a estimé que «la réforme constitutionnelle procède du choix de la démocratie participative» et vise à «adapter les politiques publiques aux réalités actuelles auxquelles fait face le pays». «La nation congolaise est véritablement à la croisée des chemins. Au risque de réduire à néant ses chances d’émergence, nous ne pouvons pas nous passer d’une introspection critique sur les voies et moyens de conjurer le déséquilibre et le dysfonctionnement qui contrarient son envol», a déclaré la plateforme.
L’organisation a salué l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum. «Nul ne peut interdire au peuple congolais aujourd’hui de revisiter les textes fondamentaux législatifs qui régissent le système institutionnel public. Rien ne peut empêcher les Congolaises et les Congolais de réfléchir à leur avenir», a-t-elle ajouté. La PEP-AAAP a par ailleurs condamné «les actes de violences orchestrées par l’opposition» lors d’un récent sit-in à Kinshasa, accusant certains opposants d’avoir «violé le pacte républicain» en «dotant les jeunes délinquants des armes blanches». Elle a exigé «une enquête pour établir les responsabilités».
Sur le plan sécuritaire, la plateforme a dénoncé «la persistance de l’agression militaire hégémonique et prédatrice perpétrée par les forces armées rwandaises» ainsi que «l’offensive des terroristes ADF/MTM». Elle a remercié le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dont «la ferme détermination sur terrain et la diplomatie efficiente ont permis de circonscrire cette invasion barbare du Rwanda dans les limites de quelques territoires du Nord et du Sud-Kivu». La PEP-AAAP, qui s’est dite solidaire des populations du Nord-Kivu et de l’Ituri face à l’épidémie d’Ebola, s’est également félicitée de «l’oreille attentive de l’administration américaine aux revendications légitimes du peuple congolais» et a appelé au «renforcement des pressions sur l’agresseur rwandais et ses supplétifs de l’AFC/M23».
Elle a réaffirmé son attachement à «l’intégrité de la République Démocratique du Congo et à la souveraineté du peuple congolais constamment malmené depuis 1996 par les autorités en place du Rwanda». La réunion était présidée par le haut représentant du chef de l’État, Tony Kanku Shiku, en présence de députés, sénateurs et présidents des partis et regroupements membres de l’alliance.
Natine K.
