Okundji disjoncte face à Kin-kiey

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Tryphon Kin-kiey, ministre des PT-NTIC
Tryphon Kin-kiey, ministre des PT-NTIC

Le député FONUS  avait, semble-t-il, juré de prendre sa petite revanche sur le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, venu répondre à une question d’actualité à lui adressée par le député national PALU Patrick Muyaya
C’est la deuxième fois au cours de cette législature que Tryphon Kin-kiey, ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, se présente devant la représentation nationale. Plus d’une année après son premier oral sur la fibre optique, le ministre devait, cette fois-ci, donner des explications sur la gestion du domaine .CD et faire le point sur la campagne de lutte contre la fraude dans le secteur des télécommunications.
Mais seulement, Okundji semblait avoir mal digéré la leçon magistrale que Kin-kiey lui avait faite du haut de la tribune de la Chambre basse du Parlement en mai 2012. Il voulait bien prendre sa petite revanche! Raté. Pendant que le quorum peinait à être atteint, dans les couloirs du Palais du peuple, se tramait un complot contre Kin-kiey. Ses auteurs: Emery Okundji et quelques syndicalistes de la Société Congolaise des postes et télécommunications -SCPT. Presque ridicules! Ce ne fut qu’une illusion, transformer la question d’actualité en interpellation. Au finish, c’est un nouveau coup de maitre signé Kin-kiey, qui a pu éclairer la lanterne des élus.
Initialement annoncée à 13 heures, la plénière du mercredi 22 janvier 2014, réservée comme de coutume au contrôle parlementaire, n’a débuté qu’à 15h5’, la plupart des élus étant arrivés en retard. Tryphon Kin-kiey, ministre des PT-NTIC et son collègue en charge du Plan et de Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la modernité, Célestin  Vunabandi, ont dû patienter des longues minutes durant.
Décidé à régler ses comptes à Kin-kiey, Okundji disjoncte, il peaufine des stratégies avec ses camarades syndicalistes de la SCPT présents sur le lieu. Ces derniers détenaient un pseudo mémorandum adressé parait-il aux députés nationaux mais dont, fait curieux, seul Okundji en avait reçu une copie. Au tour de 15h20’, alors que le président de l’Assemblée nationale venait à peine d’installer les deux membres du gouvernement convoqués devant la représentation nationale, le député FONUS de Lubudi, au Kasaï Oriental, demande la parole. Il dit avoir une motion d’informations.
En réalité, il veut intimider l’auteur de la question d’actualité en vue d’obtenir une interpellation du ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Nous ne voulons pas que cette question d’actualité se termine sans qu’il n’y ait débat», assène Emery Okundji, dans son style habituel. La salle retient son souffle, se souvenant d’une antérieure prestation catastrophique du député FONUS lors de l’interpellation du même ministre. Tant pis pour la ponctuation, la diction, la grammaire et la conjugaison.
L’essentiel est de se faire entendre! La motion est adoptée. Mais tout de suite, Minaku fait savoir à Okundji que la suite dépendra de l’auteur de la question d’actualité. «S’il estime qu’il n’est pas satisfait de la réponse à sa question et que de ce fait il veut un débat, on passera bien au débat», précise le boss de la Chambre basse. Après un exposé majestueux développé en 30 minutes par le ministre des PT-NTIC, l’auteur de la question, Patrick Muyaya, présent dans la salle, n’a pas trouvé à redire.
Le ministre peut s’en aller et laisser la plénière se poursuivre. Le plan du récidiviste Okundji a échoué. Même certains de ses collègues venus à son secours se sont cassé les dents. Désespérés, les syndicalistes n’ont pas pu obtenir le clash souhaité. Toute honte bue, ils essayent en vain d’amadouer le ministre. Puis, des menaces: «Nous allons marcher si jamais vous n’autorisez pas qu’on prenne l’argent de la fibre optique pour payer nos arriérés de salaire», scande un syndicaliste. Pitoyable que ce dernier n’ait pas compris jusqu’aujourd’hui que des années durant, ces méthodes n’ont rien produit de positif.
HMK

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