Politique

Nomination d’un nouveau Premier ministre: la Direction Europe ABACO prend acte

Le Président de la République Joseph Kabila a, dans son adresse mercredi 5 avril devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, promis de nommer le nouveau Premier ministre dans 48 heures. Ce, il a invité le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement à surmonter ses querelles intestines et à harmoniser les vues sur la liste des candidats Premier ministre ayant le profil requis et convenu, comme souhaité depuis plusieurs mois, en vue d’accélérer le processus de formation du nouveau gouvernement d’union nationale. «Comme relevé dans mon message de novembre 2016, tenant compte du fait que le pays ne doit plus être l’otage d’intérêts personnels et de lutte de positionnement des acteurs politiques, le Premier ministre sera impérativement nommé dans les 48 heures», a-t-il rassuré.
Quant à la présidence du Conseil national de suivi de l’accord -CNSA-, le Chef de l’Etat Joseph Kabila a demandé aux deux chambres du Parlement d’adopter rapidement la Loi organique y relative. En même temps, il en appelle à l’accélération des tractations au sein de la classe politique en vue de la désignation, dans la foulée de l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, d’une personnalité consensuelle devant présider cette structure.
De son côté, la Direction Europe de l’Alliance de base pour l’action commune -ABACO-, a, dans une réaction sur l’impasse politique en RD-Congo publiée le même mercredi 5 avril, pris acte, comme énoncées dans l’allocution présidentielle devant les deux chambres du Parlement, des nominations dans les 48 heures d’un nouveau Premier ministre et du président du CNSA dans le meilleur délai.
Dans ce document signé à Paris par son premier vice-président Gaspard-Hubert Lonsi Koko, l’ABACO a rappelé qu’elle assumera patriotiquement ses responsabilités, s’agissant de tout processus susceptible d’aboutir démocratiquement aux élections libres et transparentes. Membre de la plate-forme Rassemblement pour le développement et la paix au Congo -RDPC-, l’ABACO espère compter sur la maturité politique des compatriotes qui auront la charge de cette très lourde tâche sur laquelle reposent l’avenir et le devenir de la RD-Congo.
«N’ayant pas du tout cautionné l’Accord du 31 décembre 2016 signé entre le Rassemblement, la G7 et la majorité présidentielle, la Direction Europe de l’ABACO a toutefois privilégié l’intérêt national en vue de la sécurité intérieure, de la paix dans la région des Grands Lacs et en Afrique centrale, ainsi que de la stabilité politique en RD-Congo», a indiqué Lonsi Koko, tout en regrettant le silence du Chef de l’État sur sa non-représentation à la prochaine élection présidentielle.

Christian BUTSILA

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