Politique

Motion de censure rejetée: Zuma sauvé

«Sans surprise, la motion qui accusait le Président Zuma d’avoir causé «des dommages irréparables à l’économie» n’a pas obtenu mardi la majorité de suffrages nécessaires. Elle a recueilli 99 voix pour et 225 voix contre, dans un Parlement largement dominé par le Congrès national africain -ANC-, au pouvoir depuis 1994», rapporte AFP
Il fallait s’y attendre. La motion de censure initiée par le principal parti de l’Opposition, l’Alliance démocratique -DA-, contre le Président Jacob Zuma a été rejetée le mardi 1er mars 2016 par le Parlement sud-africain. Le non l’a emporté largement sur le oui. Dans un Parlement largement dominé par l’ANC, parti au pouvoir depuis 1994, cette motion a récolté 99 voix pour et 225 contre. Pas match, l’Opposition a été remise dans ses petits souliers. A en croire AFP, l’Alliance démocratique, imitatrice de cette motion dénonçait «le leadership irrationnel, irresponsable et dangereux qui a causé des dommages irréparables» à la première économie industrialisée d’Afrique, dont la croissance est en berne à 1,3% en 2015.
Ce mardi 1er mars 2016, le Président sud-africain Jacob Zuma a échappé à une nouvelle motion de censure levée contre lui par l’Opposition. «Sans surprise, la motion qui accusait le Président Zuma d’avoir causé «des dommages irréparables à l’économie» n’a pas obtenu mardi la majorité de suffrages nécessaires. Elle a recueilli 99 voix pour et 225 voix contre, dans un Parlement largement dominé par le Congrès national africain -ANC-, au pouvoir depuis 1994», rapporte AFP.
Le deuxième mandat du Président Zuma est marqué par de virulentes attaques de l’Opposition qui demande sa démission, des dissensions au sein de son parti et des ennuis judiciaires. Mais du côté de l’ANC qui tient à sauvegarder la mémoire de Nelson Mandela, il n’est pas question de cautionner les mésaventures de l’Opposition.
Dans sa motion, l’Alliance démocratique -DA- dénonçait «le leadership irrationnel, irresponsable et dangereux qui a causé des dommages irréparables» à la première économie industrialisée d’Afrique, dont la croissance est en berne à 1,3% en 2015.
En présentant sa motion, le président de DA, Mmusi Maimane, cité par AFP, a laissé entendre que «la quête de notre président pour le pouvoir ne s’est jamais faite dans le but de créer une Afrique du Sud plus prospère mais seulement dans le but de créer un Jacob Zuma plus riche».
Depuis sa décision prise en décembre de remplacer Nhlanhla Nene, son ministre des Finances, le député David van Rooyen, Zuma s’est attiré la colère de l’Opposition sud-africaine.
Faisant face à la montée des prix sur le marché sud-africain, le Président de la République a été obligé de nommer Pravin Gordhan, qui avait déjà occupé ce poste de 2009 à 2014. A cause de l’affolement des marchés, le pays de Mandela a connu trois ministres des Finances en quatre jours.
Le second mandat politique du Président Zuma prendra fin 2019 et son parti, l’ANC -Congrès national africain- est appelé à élire le nouveau président national du parti en 2017. L’on sait que c’est le président de l’ANC qui est souvent désigné candidat à la présidentielle. Cela a été le cas avec Nelson Mandela et Thabo Mbeki, prédécesseurs de Zuma. C’est l’ANC qui a milité pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Depuis 1994 où Mandela a été élu le tout premier président noir dès sa sortie de la prison où il a passé 27 ans, l’ANC conquit et conserve le pouvoir par les voies démocratiques en Afrique du Sud.
Octave MUKENDI

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