Politique

Massacre à miriki au Nord-Kivu : Crispin Mbindule charge la MONUSCO

Crispin Mbindule
Dans une lettre ouverte adressée au Secrétaire des Nations unies, le député Crispin Mbindule,
sans détour aucun, demande le déferrement en justice de commandant du contingent de la MONUSCO basé à Miriki. Crispin Mbindule l’accuse pour non assistance à personne en danger.
Dans le dossier du massacre de Miriki au Nord-Kivu qui, dans la nuit du 06 au 07 janvier 2016, avait causé la mort de 17 personnes, Crispin Mbindule ne compte pas laisser impunis les auteurs ni les complices de ces massacres. Dans une lettre adressée au Secrétaire de Nations unies, le député du Nord-Kivu a chargé le responsable du contingent de la MONUSCO, basé à la localité de Miriki. Il l’accuse de non assistance à personne en danger. «Nous sommes navrés de vous signifier que les missions de la MONUSCO sont une chimère incommensurables. Le contingent de la MONUSCO, pourtant installés dans cette localité, n’avaient pas intervenu pour dissuader les assaillants enfin d’empêcher ces massacres», s’est plaint le député qui n’arrive pas à s’expliquer la quiétude dans laquelle les assaillants opèrent dans cette parties de la RD-Congo au vu et su des Casques bleus de la MONUSCO. «Les Droits humains sont complètement sapés en lieu et place de la stabilisation et consolidation de la paix», a constaté le député Crispin Mbindule. Ce dernier a également exigé une enquête internationale indépendante afin de dénicher les commanditaires et les complices de ces massacres. «C’est une urgence si vous ne voulez pas assister à l’extinction des habitants de la localité de Miriki», a prévenu le député, qui demande le renforcement de l’opération conjointe FARDC-MONUSCO en vue de neutraliser les groupes armés étrangers et nationaux œuvrant dans la Province de Nord-Kivu.
Toutes les pistes
Il y a quelques jours, le député a été l’auteur d’une question écrite à l’Assemblée nationale sur ce même dossier. Crispin Mbindule a estimé que sa question écrite s’inscrit dans le cadre de ses missions et devoirs de député. Il s’est appuyé sur la Constitution de la RD-Congo à son article 100 alinéa 2 et les articles 178 et 179 du Règlement intérieur de l’Assemblée générale pour adresser la question écrite afin d’être suffisamment éclairé sans penchants sur l’hécatombe de Miriki, localité située au sud du territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu. Dans sa lettre transmise au Premier ministre, Crispin Mbindule a fait portrait de l’aspect sécuritaire de la province, tout en signifiant que la situation d’insécurité semble dépasser les services de sécurité de la RD-Congo. Raison pour laquelle, il est plus qu’urgent, pour l’auteur de la question, que quelques préoccupations soient posées au regard des responsabilités. «Qu’est-ce qui justifie la recrudescence de l’insécurité au Nord-Kivu en générale et dans le Sud du territoire de Lubero en particulier», s’est interrogé le député Mbindule. Depuis ce triste événement, a-t-il informé, la population ne vit plus paisiblement. Certaines sont victimes des menaces de mort de la part des personnes non identifiées. «La souffrance est donc très visible au Sud du territoire de Lubero où depuis plusieurs décennies, les populations vivent des atrocités terribles», a conclu le député Mbindule.
Bijou KULOSO

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