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Manifestations politiques: Kimbuta maintient l’interdiction

L’exécutif provincial de Kinshasa a réitéré sa décision d’interdire toutes les manifestations à caractère politique dans les places publiques kinoises. Thérèse Olenga, porte-parole du gouvernement provincial, l’a confirmé et invité les organisateurs à donner les preuves de leur capacité d’encadrer les manifestants. Christophe Mboso, vice-ministre de la Justice et Droits humains, a affirmé que cette décision du gouverneur de la ville ne viole pas la Constitution.
L’interdiction des manifestations à caractère politique sur la place publique demeure jusqu’à nouvel ordre, a rappelé le gouvernement provincial de Kinshasa. «L’exécutif provincial de Kinshasa rappelle à l’opinion qu’en date du 19 septembre, l’Opposition a organisé une manifestation dûment autorisée par le gouverneur de la ville, suivant un point de rassemblement, un itinéraire et un point de chute déterminés. Malheureusement, au lieu d’être pacifique, cette manifestation s’est transformée en un mouvement insurrectionnel caractérisé par des pillages dans divers quartiers de la ville», a souligné Thérèse Olenga, porte-parole du gouvernement provincial de la ville de Kinshasa. Et d’ajouter: «cela a occasionné des pertes en vie humaines, des blessés et des nombreux dégâts matériels enregistrés par des personnes sans morales durant deux jours. Face à cette situation, le gouverneur de la ville de Kinshasa en vertu de prérogative légale lui reconnue a décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre et donc à titre provisoire toutes manifestations à caractère politique sur les voies publiques». Therese Olenga a, en outre, fait savoir que cette mesure a été prise dans l’objectif de recréer un climat de sérénité dans lequel les acteurs politiques et responsables des organisations de la Société civile pourraient exercer paisiblement la liberté de manifestation garantie par la Constitution. Tenant compte de ces éléments et révélant le faite que les organisateurs ne donnent aucune garantie quant à leur capacité de conduire sans débordement une manifestation sur place publique, le gouvernement provincial réitère le terme de son communiqué publié le 31 octobre, interdisant toutes manifestations politiques sur la place publique. Appuyant cette décision, Christophe Mboso, vice-ministre de la Justice et des Droits humains, a affirmé que cette décision ne viole en rien la Constitution. «La plupart de manifestations se terminent par des dérapages se traduisant par des pillages, destructions des édifices publics, des véhicules destinés au transport en commun d’atteinte aux personnes entrainant des pertes en vie humaine comme c’était le cas les 19 et 20 septembre dernier. La décision momentanée interdisant les réunions publiques prise par le gouverneur de la ville ne viole pas les pactes internationaux relatifs aux droits civiques et politique, la Constitution et les lois de la République», a-t-il souligné tout en ajoutant qu’au regard des dérapages constatés, pendant certaines manifestations, le gouvernement provincial s’est juste donné le temps de trouver les voies et les moyens de réconcilier les impératifs de l’ordre public et les voies de respecter la liberté des manifestations et des réunions publiques reconnues au citoyen dans le strict respect des lois de la RD-Congo.
Mymye MANDA

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