Politique

Libération de l’otage français Philippe: Macron félicite les autorités RD-congolaises

«Il félicite l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa libération, en particulier les autorités de la RD-Congo pour leur mobilisation et l’efficacité de leur action», indique un communiqué de l’Elysée relayé par «Reuters»
La nouvelle de la libération, samedi 27 mai, de l’otage français Philippe, détenu par les miliciens non autrement identifiés dans la province du Maniema, dans l’Est de la RD-Congo, a été donnée par Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité. Immédiatement, la France a réagi à cette libération par la bouche de son Président Emmanuel Macron qui félicite l’ensemble des acteurs ayant œuvré à sa libération, en particulier les autorités de la RD-Congo.   
Le vice-Premier ministre RD-congolais en charge de l’Intérieur et sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, a annoncé dimanche 28 mai, la libération, samedi 27 mai, de l’otage français Philippe, à Salamabila, territoire de Kabambare, dans la province du Maniema, à l’Est de la RD-Congo. Selon Shadary, cette libération est intervenue vers 17 heures. Le n°1 de l’Intérieur a été personnellement impliqué dans ce dossier dans la plus grande discrétion. Philippe fût parmi les 5 otages dont 3 RD-Congolais et un Tanzanien enlevés le 1er mars dernier par un groupe armé non autrement identifié lors de l’attaque d’une mine de la société canadienne Banro. Les 4 derniers avaient été aussitôt libérés, seul le Français Philippe est resté dans les mains de ses ravisseurs jusqu’à sa libération le week-end dernier.
A l’annonce de cette nouvelle, le Président français Emmanuel Macron a salué cette libération. «Il félicite l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa libération, en particulier les autorités de la RD-Congo pour leur mobilisation et l’efficacité de leur action», indique un communiqué de l’Elysée relayé par «Reuters». Le ministère français des Affaires étrangères avait confirmé début mars qu’un Français figurait parmi des personnes enlevées dans l’Est de la RD-Congo et le groupe canadien Banro avait annoncé que des hommes armés avaient enlevé cinq de ses salariés.
Banro, qui exploite quatre mines d’or dans l’Est de la RD-Congo, est régulièrement la cible de mineurs illégaux et de bandes armées. Il va sans dire que lors de son séjour à Salamabila, son fief électoral où il s’était enrôlé récemment et où la société canadienne Banro exploite de l’or depuis quelques années, Emmanuel Ramazani Shadary avait mobilisé les comités provinciaux de sécurité des provinces du Maniema et du Sud-Kivu dans cette cité pour tabler sur les voies et moyens susceptibles d’obtenir la libération de l’otage français.
A cette occasion, la population locale reprochait à la société Banro de ne pas respecter ses engagements quant à l’utilisation de la main d’œuvre locale et l’octroi d’une partie de la concession aux creuseurs artisanaux d’or. Les autorités RD-congolaises se disent soulagées par la libération de l’otage français des mains de ses kidnappeurs.
Octave MUKENDI

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