Politique

IRDH presse l’UA à désigner un nouveau facilitateur du dialogue

L’Institut de recherche en droits humains -IRDH-, basée précisément à Lubumbashi, recommande à l’Union africaine -UA- de designer urgemment un autre facilitateur du dialogue politique national et inclusif. Ce, afin de redonner confiance à la population RD-congolaise et amener des groupes politiques représentatifs aux compromis indispensables pour diriger la RD-Congo.
 
Par ailleurs, cette ONG, dirigée par Hubert Tshiswaka, précise en somme que les compromis politiques à trouver ne peuvent être contraire aux sept préoccupations qui président à l’organisation des institutions, reprises dans l’exposé des motifs de la Constitution. Il s’agit d’assurer le fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat, éviter les conflits, instaurer un Etat de droit, contrer toute tentative de dérive dictatoriale, garantir la bonne gouvernance, lutter contre l’impunité et assurer l’alternance démocratique.
«Il est clair que Monsieur Edem Kodjo a échoué. Sa sous-estimation des faits politiques, sa mauvaise appréciation des enjeux en présence, sa négligence des signaux qui pouvaient attirer son attention, ont coûtés cher à la nation RD-congolaise», souligne l’IRDH, dans un communiqué de presse, félicitant la position conjointe de l’Organisation des Nations unies -ONU-, l’Union africaine -UA-, l’Union européenne -UE- et l’Organisation internationale de la Francophonie -OIF- du 24 septembre. Cette ONG basée à Lubumbashi urge l’Union africaine -UA-, à désigner un nouveau facilitateur du dialogue politique national et inclusif, afin de redonner confiance à la population RD-congolaise et amener des groupes politiques représentatifs aux compromis indispensables pour diriger la RD-Congo.
 
L’IRDH suit avec satisfaction la position de toutes ces organisations internationales partenaires de la RD-Congo exprimée dans leur communiqué conjoint du 24 septembre 2016, en rapport avec des violents incidents survenus le 19 et le 20 septembre dernier à Kinshasa et ailleurs en RD-Congo, où des manifestants et les forces de sécurité se sont affrontés, entraînant des pertes en vies humaines. En effet, l’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF rappellent que «seul un dialogue inclusif mené avec le plus grand nombre d’acteurs politiques ouvrira la voie à des élections pacifiques et crédibles, conformément à la Constitution de la RD-Congo et la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU».
Elles invitent également les autorités de la RD-Congo à protéger les droits humains, spécifiquement à respecter les libertés fondamentales consacrées dans la Constitution, y compris lors de manifestations publiques. «Il y a lieu de se réjouir de cette prise de position sans ambiguïté», s’exprime l’IRDH.
Cette structure rappelle que l’âme de la discussion politique se trouve dans le préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme -DUDH- et l’exposé des motifs de la Constitution en cours en RD-Congo. La DUDH dit, rappelle-t-elle, qu’«il est essentiel que les Droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression».
Et, l’Exposé des motifs de la Constitution rappelle, poursuit IRDH, que «depuis son indépendance, la RD-Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs…
En vue de mettre fin à cette crise chronique de légitimité et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire, les délégués de la classe politique et de la Société civile, forces vives de la Nation, réunis en Dialogue-inter congolais, ont convenu, dans l’Accord global et inclusif signé à Pretoria en Afrique du Sud le 17 décembre 2002, de mettre en place un nouvel ordre politique, fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le peuple RD-congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles».
Les sept préoccupations
L’IRDH précise en somme que les compromis politiques à trouver ne peuvent être contraire aux sept préoccupations qui président à l’organisation des institutions, reprises dans l’exposé des motifs de la Constitution.
 
Il s’agit d’assurer le fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat, éviter les conflits, instaurer un Etat de droit, contrer toute tentative de dérive dictatoriale, garantir la bonne gouvernance, lutter contre l’impunité et assurer l’alternance démocratique.
Le directeur général de l’IRDH a invité le facilitateur Edem Kodjo et le groupe de facilitation à arrêter les travaux du dialogue en cours.
 
Selon Radio Okapi, dans une lettre ouverte adressée le 20 septembre dernier à Lubumbashi, l’ONG leur a proposé d’approcher les acteurs politiques qui sont en dehors de ce forum national et qui peuvent contribuer à la décrispation de la vie politique RD-congolaise. «L’arrêt de ces travaux permettrait d’identifier les vrais problèmes qui se posent actuellement en RD-Congo», a indiqué le DG Tshiswaka.
CB

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