Ferme à Kampala, Kinshasa coince le M23 et ses parrains

Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation RD-congolaise à Kampala

Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation RD-congolaise à Kampala

Selon Raymond Tshibanda, chef de la délégation RD-congolaise à Kampala, le document à signer doit refléter la réalité du terrain car il y a le gouvernement légitime d’une part et une rébellion défaite d’autre part, autrement dit c’est au M23 vaincu de se soumettre aux lois de la République en signant sa reddition
Le 11 novembre 2013 est une journée qui a infligé un échec cuisant au dernier espoir des rebelles déchus du M23 qui, pour la plupart, sont réfugiés en Ouganda et au Rwanda pendant que quelques uns se sont rendus aux FARDC et à la MONUSCO. Le sort n’est pas encore connu. Et pour cause, la signature d’une déclaration qui devait intervenir entre le gouvernement de Kinshasa et les éléments déchus du M23 n’a pas eu lieu. Elle a été reportée sine die. Les signataires ne se sont pas mis d’accord sur la sémantique. Pour Kinshasa, il faut signer une simple déclaration de fin des pourparlers car la rébellion n’existe pas, elle a été écrasée totalement.
Logique. Incontestable. Les FARDC appuyées par la Brigade d’intervention de l’ONU ont atteint l’un des objectifs de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, celui de neutraliser les forces négatives opérant dans l’Est de la RD-Congo. Mais du côté du M23, l’on doit signer un accord de paix entre Kinshasa et la rébellion défaite. C’est insensé. Les rebelles sont entêtés par leurs parrains qui sont l’Ouganda et le Rwanda. Doit-on signer un accord de paix avec un mouvement qui n’existe plus sur le terrain parce que neutralisé? Des observateurs pensent que Kampala et Kigali devront jouer un franc jeu. Leur entêtement a conduit au démantèlement définitif de la rébellion qu’ils soutenaient.
Les RD-Congolais, toutes les couches confondues, ne veulent pas entendre leur gouvernement faire de cadeau aux rebelles défaits. «Ayant mérité leur sort, ils doivent subir la rigueur de la loi», rapporte un défenseur des droits humains. Retour sur la chronologie des événements ayant conduit à la création de la rébellion et la victoire des FARDC, depuis l’avènement de l’AFDL jusqu’au démantèlement du M23.
La délégation gouvernementale est rentrée mardi 12 novembre 2013 à Kinshasa sans avoir signé le document proposé par la médiation ougandaise et cela pour des raisons claires.  A en croire Raymond Tshibanda, chef de la délégation RD-congolaise à Kampala, le document à signer doit refléter la réalité du terrain car il y a le gouvernement légitime d’une part et une rébellion défaite d’autre part. En termes clairs, les choses doivent être orientés autrement quand on sait que le mouvement rebelle n’existe pas militairement car vaincu et chassé du territoire national.
Le porte-parole du gouvernement abonde dans le même sens. «Nous devons consolider la paix à la phase actuelle. C’est ainsi que nous poursuivons le schéma de Kampala pour amener la délégation de l’ex-rébellion du M23 non pas à signer un accord de paix, plutôt une reddition. Nous allons mettre tous les rebelles sous la justice nationale ou internationale. Ils sont au total une centaine ceux qui sont qualifiés des criminels de guerre par la communauté internationale et qui sont poursuivis par la justice internationale. D’autres sont éligibles à l’insertion dans l’armée régulière », a déclaré Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement RD-congolais sur le plateau de la TV Africa24.
Il a poursuivi que tous les groupes armés qui continuent de sévir sur le territoire RD-Congolais et qui sont coupables d’actes insurrectionnels doivent aussi être poursuivis par la justice nationale estimant que les pays voisins doivent agir quant à eux en rapport avec l’accord cadre d’Adis- Abeba et de Kampala.
«Pour redynamiser la paix sur l’ensemble du pays, nous allons monter en puissance l’armée et la diplomatie à travers une économie plus efficace. En même temps, mobiliser la population du Nord-Kivu  à ce qu’elles reprennent leurs responsabilités en main», a souligné le ministre des Médias emboitant les pas à son collègue des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, conduisant la délégation gouvernementale aux pourparlers de Kampala.
Du côté de la rébellion défaite, Bertrand Bisimwa, président du M23 fait savoir que Kinshasa est responsable de la non signature de l’accord prévu à Kampala. C’est pour la première fois que le chef rebelle reconnait être régi par le gouvernement de Kinshasa. «Nous ne sommes pas fiers de notre gouvernement car il a refusé de signer l’accord. Le gouvernement estime qu’il n’y a pas d’accord car la situation a changé sur le terrain. Il doit s’assumer jusqu’à la fin», a déclaré Bisimwa sur le plateau de TV5 monde estimant que la crise RD-congolaise est un problème avant tout politique. On a découvert un Bisimwa poli et réconciliant dans ses proposé suite à la défaite infligé à ses troupes au front alors dans le temps quand la branche armait opérait, le M23 traitait l’armée régulière de tous les noms.
Le médiateur ougandais, pour sa part, fait savoir qu’il poursuit son travail pour parvenir à la signature de l’accord final.    
 
Chronologie de la rébellion
L’an 2013 restera gravé dans la mémoire des RD-Congolais du fait qu’il marque la fin d’une rébellion qui a causé la mort des millions de populations civiles. Plusieurs sources parlent d’environ 6 millions de morts depuis le déclenchement du conflit armé en RD-Congo en 1996. Le 11 novembre 2013: la RD-Congo refuse de signer un accord de paix avec le M23 vaincu militairement et propose à la place de signer une déclaration finale des pourparlers entamés entre Kinshasa et la rébellion sous la médiation de l’Ouganda. Cette signature n’a pas eu lieu à cause de cette discussion sur la sémantique. Tout est reporté sine die. Le 05 novembre 2013: Mis en débandade par les FARDC, le M23 annonce la fin de sa rébellion et la poursuite de ses revendications par le dialogue à Kampala avec Kinshasa. Le 04 novembre: Annonce par le gouvernent RD-congolais de sa victoire militaire «totale» sur les rebelles, après la chute des deux derniers repaires de la rébellion dans les montagnes du Nord-Kivu.
En fin octobre: des négociations de paix à Kampala entre la RD-Congo et les rebelles du M23 sont suspendues. Le 30 août: des rebelles du M23 se retirent de la ligne de front au Nord de la ville de Goma, à la suite de l’offensive de l’armée RD-congolaise, appuyée par la Brigade d’intervention de la MONUSCO. La guerre prend de l’ampleur. Le 20 mai: les rebelles du M23 attaquent les positions des FARDC après six mois d’accalmie et ces dernières ripostent vigoureusement. Les hostilités sont relancées. Le mars: le  Conseil de sécurité de l’ONU renforce la Mission de l’ONU -MONUSCO- en créant pour la première fois  une brigade d’intervention chargée de «neutraliser les groupes armés» opérant dans l’Est RD-congolais. Le 19 mars: Le M23 éclate en deux ailes, celle de Sultani Makenga et de Bosco Ntaganda. Ce dernier est contraint à se rendre à l’Ambassade des Etats-Unis au Rwanda. Sur demande de la Communauté internationale et de la RD-Congo, les autorités consulaires américaines transfèrent Bosco Ntaganda à la CPI qui le recherchait depuis 2006 afin de le juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le sol RD-congolais et plus particulièrement en Ituri dans la guerre ethnique qui a opposée les Lendu aux Hema en Province Orientale.
Le 24 février: un Accord-cadre est signé à Addis-Abeba par onze pays africains pour la pacification de l’Est RD-congolais et la région des Grands Lacs. Les pays voisins prennent l’engagement de ne pas héberger les rebelles qui tenteraient de déstabiliser un pays voisins ni de garder des personnes recherchées par la justice pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Y compris les personnes sous sanctions de l’ONU pour ces crimes.
L’an 2012 a été douloureux pour les territoires RD-congolais sous contrôle rebelle. Le 9 décembre: Début de pourparlers à Kampala entre le gouvernement RD-congolais et le M23. 24 novembre: Ouverture à Kampala -Ouganda- de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs -CIRGL-. Le communiqué final de la CIRGL appelle les combattants du M23 à se retirer de Goma. Les rebelles amorcent leur retrait pour se replier au Nord de cette ville.  Du 15 au 20 novembre: Offensive majeure des rebelles jusqu’aux portes de Goma, ce qui provoque l’exode massif des réfugiés. Le 20, chute de Goma, malgré la présence sur place de la force de maintien de la paix de l’ONU, la MONUSCO. MSF évoque «plus de 100 000 déplacés». L’ONU accuse les rebelles d’avoir enlevé des femmes et des enfants. 6 juillet: Chute de Bunagana, important post-frontière avec l’Ouganda et poumon économique de la région. La ville passe aux mains du M23.
6 mai: La rébellion du CNDP publie un communiqué annonçant la création du Mouvement du 23 mars -M23. Ledit mouvement est dirigé par le général Bosco Ntaganda, un ancien du CNDP. Il puise son nouveau label dans l’accord de paix signé le 23 mars 2009 entre le gouvernement RD-congolais et les rebelles pro-rwandais du CNDP. Les mutins du M23 invoquent le non-respect du pacte au terme duquel le régime de Kinshasa s’était engagé à intégrer dans l’armée régulière les combattants du CNDP et à les maintenir dans leur fief du Nord-Kivu. Ils craignent également l’extradition par Joseph Kabila de leur chef Bosco Ntaganda alias «Terminator» vers la Cour pénale internationale -CPI- qui le  poursuivit pour des crimes de guerre notamment l’enrôlement d’enfants. Sultani Makenga, un autre commandant du M23, a été lui aussi impliqué dans le recrutement et l’utilisation d’enfants militaires.
29 avril: C’est le début d’affrontements dans le Nord-Kivu et plus précisément à Masisi entre l’armée RD-congolaise -FARDC- et des militaires intégrés issus du CNDP. Ces militaires pro-rwandais, des Tutsi se mutinent et obtiennent l’appui militaire du Rwanda et de l’Ouganda. Ils contrôlent plusieurs localités du territoire de Rutshuru où ils étaient basés et commencent à conquérir d’autres localités dans certains territoires.
 Les origines lointaines de la guerre
Tout commence officiellement le 18 octobre 1996. Le jeu se fait à l’hôtel Lemera, dans une localité portant le même nom dans la province du Sud-Kivu. Ici, quatre mouvements rebelles signent un protocole d’accord pour créer l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre -AFDL. Cette alliance est mise sous la direction de Laurent-Désiré Kabila. L’AFDL est soutenue par le Rwanda, bien décidé à intervenir au Zaïre pour mettre fin à la menace des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda -FDLR-, composées du reste de l’armée rwandaise du feu président Juvénal Habyarimana tué dans un attentat d’avion par les hommes de Paul Kagame. «Il fallait que nous réagissions et nous avions déjà repéré des RD-Congolais qui étaient prêts à combattre Mobutu pour nous, avec notre aide. «Paul Kagame, le président du Rwanda, dans un Extrait de L’Afrique en morceaux, la tragédie des grands lacs, cité par le magazine «Jeune Afrique». Kagame: «Nous avions déjà repéré des RD-Congolais prêts à combattre pour nous». Depuis cette date jusqu’à ce jour, Kagame continue à larguer ses troupes en RD-Congo.
Le 17 mai 1997, l’AFDL arrive à Kinshasa après avoir conquis toutes les grandes villes du pays. Déjà le 16 mai, soit la veille, pendant que les rebelles sont aux portes de la capitale Kinshasa, le président Mobutu Sese seko et quelques uns de ses proches s’enfuient vers Gbadolite, dans la province de l’Equateur avant d’aller au Togo pour enfin atteindre le Maroc où il mourra le 7 septembre qui suivait. Aujourd’hui, le Président Joseph Kabila, tenant à l’application des résolutions des Concertations nationales a manifesté sa volonté de rapatrier la dépouille mortelle de Mobutu et celle de l’ancien Premier ministre Moïse Tshombe pour être enterrées dignement au pays.
Le 2 août 1998, le président de la République M’zée Laurent-Désiré Kabila, est en désaccord avec ses alliés rwandais à qui il demande de quitter le territoire RD-congolais. Fort des positions stratégiques qu’ils occupent dans les institutions républicaines, ces derniers se rebellent. Ils créent alors le Rassemblement congolais pour la démocratie -RCD- sous l’instigation des anciens membres de l’AFDL à savoir Azarias Ruberwa, Bizima Karaha et Déogratias Bugera. Le commandement militaire de cette rébellion est confié au colonel Jean-Pierre Ondekane, un ancien des Forces armées zaïroises déchues. Question d’attirer vers elle d’autres membres des ex-FAZ pour combattre Laurent Désiré Kabila qui les a défaits. C’est stratégique. La guerre éclate dans le pays. M’zée prédit que cette guerre sera longue et populaire et qu’au finish, elle rentrera d’où elle est venue, donc au Rwanda. Aujourd’hui, c’est chose faite car les rebelles déchus du RCD, CNDP et M23 se sont réfugiés au Rwanda et en Ouganda, pays accusés par les experts de l’ONU de soutenir la rébellion en RD-Congo.
Dès le 10 juillet 1999,  L’accord de cessez-le-feu de Lusaka est signé entre la RD-Congo et ses appuis notamment le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie, d’une part, et l’Ouganda -allié du Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba- et le Rwanda allié du RCD, de l’autre signent l’accord de cessez-le-feu de Lusaka. L’accord a été ensuite ratifié par les groupes rebelles. Les troupes étrangères invitées dans le conflit sont priées de quitter le territoire RD-congolais. «Si du côté de Kinshasa, les troupes invitées sont rentrées, du côté de la rébellion et plus particulièrement le RCD/Goma, des militaires rwandais camouflés sont restés et ont été même incorporés dans l’armée régulière de la RD-Congo», précise des sources crédibles citant le cas de Bosco Ntaganda qui est arrivé jusqu’au rang du général d’armée. Le gouvernement RD-congolais a même reconnu des erreurs ont été commises dans le processus de brassage et de mixage des éléments ex-CNDP qui ont intégrés l’armée régulière.
Déjà le 30 novembre 1999, les Nations-Unies -ONU- avaient créé la Mission d’observation des Nations Unies au Congo -MONUC-, l’actuelle MONUSCO. La MONUC n’avait pas mandat d’intervenir militairement mais d’observer et de faire rapport à l’ONU. La MONUSCO a été dotée du pouvoir d’intervenir. D’où la création de la Brigade d’intervention qui a appuyée les FARDC dans la neutralisation des rebelles du M23 au Nord-Kivu.
Alors, le 5 juin 2000, les combats ont opposé pendant six jours à Kisangani, capitale de la Province Orientale en RD-Congo, les Forces de défense rwandaises -RDF- et l’armée ougandaise qui soutenaient chacune des branches de la rébellion notamment le RCD/Goma et le RDC/KML etc. Les ennemis de la RD-Congo se multiplient. La politique nationaliste de M’zée n’enchante pas les impérialistes qui fomentent des complots pour l’éliminer comme ce fut le cas de Patrice Emery Lumumba. Le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila, Président de la République, est assassiné dans ses bureaux au Palais de Marbre. Le pays tout entier est consterné. Joseph Kabila, son fils, prend l’impérium et prône une politique du dialogue avec les rebelles et d’ouverture au monde occidental. Le 17 décembre 2002, le nouveau président accepte de partager le pouvoir avec les groupes rebelles et l’Opposition politique non armée. Le dialogue intercongolais est organisé à l’issue duquel l’accord dit «global et inclusif» est signé à Pretoria, en Afrique du Sud. C’est la formule monstrueuse «1 +4», à savoir un président et 4 vice-présidents. Notamment Joseph Kabila, Président; Yérodia Ndombasi, JP Bemba, Zahidi Ngoma et Azarias Ruberwa respectivement vice-président issus du pouvoir en place, du MLC, de l’opposition non armée et du RCD/Goma.
Projet de balkanisation de la RD-Congo
Mais le RCD/Goma a un plan caché. Septembre 2003, le général Laurent Nkunda, issu de ce mouvement rebelle soutenu par le Rwanda refuse d’intégrer, avec ses hommes, les nouvelles Forces armées de la RD-Congo -FARDC. Nkunda crée à cet effet l’association «Synergie pour la concorde et la paix» qui deviendra, en juillet 2006, la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple -CNDP-, ancêtre proche du M23 et ce, après avoir prêté main forte au colonel dissident Jules Mutebusi dans la prise de courte durée de la ville de Bukavu en 2004 au Sud-Kivu. A cause des manifestations organisées par les RD-Congolais sur l’ensemble du territoire contre la MONUC accusée de complicité avec la rébellion, la donne change et le général Mbunza Mabe parvient à reconquérir la ville de Bukavu. Le colonel Jules Mutebusi fuit vers le Rwanda via Ciangungu pendant que le général Nkunda retourne au Nord-Kivu où il agit en maître sur les localités sous son contrôle.
L’aventure ne s’arrête pas là. L’exploitation illégale des ressources naturelles de la RD-Congo et l’enrichissement illicite poussent les rebelles à commettre plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité avec la complicité des multinationales. Plusieurs rapports des experts onusiens publient la liste des personnalités et sociétés impliquées dans le pillage des richesses de la RD-Congo dans l’Est. Dans cet imbroglio, le 5 janvier 2009  Bosco Ntaganda, élevé au rang de général et deuxième personnalité du CNDP, se rapproche de Kinshasa et de Kigali, et évince son chef, Laurent Nkunda, qui trouve réfugié au Rwanda. Jusqu’à présent, Kigali a refusé d’extrader Nkunda à Kinshasa pour y être jugé. C’est le jeu que Kampala et Kigali jouent toujours pour soustraire leurs protégés de la justice. 16 janvier 2009, le commandement militaire du CNDP, dirigé par Bosco Ntaganda, annonce la fin des hostilités avec l’armée RD-congolaise. En échange, le chef rebelle, recherché par la Cour pénale internationale -CPI-, reçoit les garanties de Kinshasa de ne pas être remis à la justice internationale. C’est un mirage, car le sang versé par Ntaganda crie vengeance. Entretemps, le 20 janvier 2009, une opération conjointe entre l’armée RD-congolaise et les Forces de défense rwandaises –RDF-, dénommée «Umoja wetu»  est lancée à la fois pour neutraliser les derniers éléments fidèles à Laurent Nkunda et traquer les FDLR.
Le 22 janvier 2009, le général déchu Laurent Nkunda, en fuite, est arrêté au Rwanda, selon les dires des autorités de Kigali. Mais il n’a jamais été jugé. Pour ramener la paix sur l’ensemble du territoire national, Kinshasa approche la rébellion. C’est ainsi que le 23 mars 2009, un accord de paix est signé entre le gouvernement de la République et le CNDP. La rébellion devient un parti politique et, ses troupes réintègrent l’armée. Ce parti.adhère à la plate-forme politique dénommée la Majorité présidentielle -MP. Ayant perdu les  élections législatives du 28 novembre 2011, le CNDP instrumentalise ses anciens rebelles intégrés dans l’armée régulière. C’est ainsi que le 29 avril 2012, ces anciens rebelles du CNDP se mutinent. Cette dernière aventure a tourné au vinaigre avec la détermination de l’ONU qui a ordonné la neutralisation des groupes armés.
Octave MUKENDI  

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