Politique

Dialogue inclusif : l’appel des forces vives de la Société civile de la RD-Congo

Soucieuses de barrer la route à l’escalade verbale observée depuis un temps entre les politiciens,
faisant entrevoir une situation de chaos dans les jours à venir, les forces vives de la Société civile de la RD-Congo ont entamé un programme de contact pour rapprocher des points de vue des politiciens de celui de la population.
Vendredi 15 janvier dans la salle polyvalente de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe, ces forces vives ont lancé un appel à la paix, invitant les RD-Congolais à se ressaisir, à réfléchir sur leur avenir et à opter pour la solidarité et le dialogue autour des projets sociaux, de paix et de cohésion nationale conformément à l’article 66 de la constitution stipulant que «Tout RD-congolais a, en outre, le devoir de préserver et de renforcer la solidarité nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée».
Dans son allocution, la présidente nationale de la Société civile des forces vives de la RD-Congo, Maguy Kiala Bolenga, a invité les politiciens, les acteurs de la Société civile et les partenaires internationaux à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre en péril la paix, la cohésion nationale ainsi que les intérêts vitaux du pays. Cette branche de la Société civile veut se rassurer d’une atmosphère paisible et apaisée avant, pendant et après les élections; faire entendre leur appel pour la paix qui est la voix de l’église au milieu du village, et ainsi élever la voix des populations, véritables détentrices souveraines du pouvoir.
Pour y arriver, ces forces vives de la Société civile vont rencontrer les personnalités de tous les niveaux -national, régional et international- pour faire blocage à toute action qui serait contraire aux attentes de la population. Ci-dessous l’intégralité du document.
Olitho KAHUNGU
Appel des forces vives de la Société civile de la RD-Congo pour la paix durable et la cohésion nationale
Depuis un temps, la population assiste à une escalade verbale entre les politiciens faisant entrevoir une situation de chaos dans les jours avenir: de la contestation du calendrier électoral à la problématique du glissement en passant par le fichier électoral…
Dans le cadre de notre aspiration à la paix et à la cohésion nationale, les Forces vives de la société civile de la RD-Congo qui veulent éviter que cette escalade ne débouche sur des violences, ont entamé ce jour un programme de contact pour essayer de rapprocher les points de vue des politiciens de celui de la population. La population aspire essentiellement au bien-être. Et pour faire entendre leur voix, les Forces vives de la société civile vont rencontrer les personnalités de tous les niveaux-national, régional et international-pour faire blocage à toute action qui serait contraire aux attentes de la population.
Le peuple congolais qui a déjà vécu des cas de violence n’entend pas réveiller ses souvenirs douloureux ni revivre les mêmes événements qui ont détruit le tissu socio-économique du pays, mis des milliers des Congolais au chômage, endeuillé les familles, engendré des viols et violences faites à la femme, enterré des femmes vivantes à Mwenga, massacré des femmes à Kasika et Makobola et causé la mort de plusieurs millions de nos compatriotes.
C’est préventivement que les Forces vives de la Société civile de la RD-Congo appellent les congolais à se ressaisir, à réfléchir sur leur avenir et à opter pour la solidarité et le dialogue autour des projets sociaux, de paix et de cohésion nationale, en vertu de l’art. 66 de notre constitution qui stipule: «Tout Congolais a, en outre, le devoir de préserver et de renforcer la solidarité nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée».
Les forces vives de la Société civile de la RD-Congo veulent:

  • Se rassurer d’une atmosphère paisible et apaisée avant, pendant et après les élections;
  • Faire entendre leur appel pour la paix qui est la voix de l’église au milieu du village;
  • Elever la voix des populations qui vient de la capitale, de fin fond des provinces et du Congo profond, celle de la majorité silencieuse, détentrice souveraine du pouvoir.En foi de quoi, l’art. 36 de la constitution rappelle: «l’Etat garantit le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et satisfaisante assurant au travailleur ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale, notamment, la pension de retraite et la rente viagère». Non à l’insurrection, à l’effusion du sang et oui au dialogue inclusif.Les Signataires
  • Fait à Kinshasa, le 30 décembre 2015
  • Les Forces vives de la société civile de la RD-Congo invitent les politiciens, les acteurs de la société civile et les partenaires internationaux à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre en péril la paix, la cohésion nationale ainsi que les intérêts vitaux de notre chère patrie. L’art. 16 de la loi organique sur l’Opposition oblige l’Opposition à recourir au dialogue avec le Pouvoir sur les grands dossiers d’intérêt national. A la classe politique, nous rappelons les pillages de 1991 et 1993, conséquences de la persistance des contradictions politiques qui ont plongé le pays dans le chômage, le peuple dans la misère et découragé les investisseurs. Ces événements malheureux devraient nous servir de leçon pour ne plus y prêter le flanc à l’instar de la Tunisie, de la Lybie, du Mali, de l’Egypte, du Burundi… Les acteurs politiques sont invités, malgré leurs divergences d’opinions, à préserver l’intérêt supérieur de la nation en se référant à Kimpa Vita, Kimbangu, Lumumba et LD Kabila.
  • Le souci de paix commande que le Gouvernement de la République améliore le panier de la ménagère pour éviter des remous sociaux souvent détonateurs des troubles à la paix. A cette fin, il y a urgence à rehausser le salaire des agents de l’Etat, des fonctionnaires, des policiers, des militaires ainsi que le smig dans le secteur privé.

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