Politique

Déclaration de la juge Ramazani, 2ème réaction de la Cour d’Appel de Lubumbashi

Le cabinet du premier Président de la Cour d’Appel de Lubumbashi vient de réagir pour une deuxième fois à la lettre de la juge Présidente du Tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo, Chantal Ramazani, qui a pris fuite après avoir avoué qu’elle a reçu des pressions de la part des autorités du pays pour condamner Moïse Katumbi Chapwe. Réagissant à travers un communiqué de presse daté de 03 août 2016, le cabinet du premier Président fait part de la réception de la même lettre au palais de justice de Lubumbashi, mardi 02 août 2016 par DHL. Selon le communiqué de presse, cette lettre est expédiée depuis Brazzaville en République du Congo par un certain Amisi Julien non autrement identifié, mettant ainsi en cause son authenticité tant sur son véritable auteur que sur le lieu et la date réels de sa signature. A travers ce communiqué, le Cabinet du premier Président de la Cour d’Appel de Lubumbashi évoque, par là, un réseau au service de Moïse Katumbi s’activant à faire disparaitre tous les dossiers pénaux le concernant avec le concours de certains agents de l’ordre judiciaire en mal de positionnement auxquels est promis un asile extérieur paisible. Ci-après, l’intégralité du communiqué de presse.
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Communiqué de presse de la Cour d’appel de Lubumbashi
Le Cabinet du Premier Président de la Cour d’Appel de Lubumbashi informe l’opinion publique tant nationale qu’internationale que contrairement aux allégations diffusées par certaines presses contactées par le réseau dont a fait état notre communiqué de presse du 27 juillet 2016, dans la cause opposant Monsieur Emmanouil Alexandros Stoupis à Monsieur Moïse Katumbi Chapwe sous RP 7652, selon lesquelles la lettre attribuée à la juge Ramazani Wazuri Chantal serait faite à Lubumbashi le 25 juillet 2016, la même lettre vient d’être déposée au palais de justice de Lubumbashi, ce mardi 02 août 2016 par DHL, alors expédiée depuis Brazzaville en République du Congo par un certain Amisi Julien non autrement identifié, le 29 juillet 2016 à 16 heures 58, mettant ainsi en cause son authenticité tant sur son véritable auteur que sur le lieu et la date réels de sa signature.
Ces allégations n’ayant pas convaincu l’opinion pour accréditer les prétendues pressions exercées sur la juge Présidente du Tribunal de Paix de Lubumbashi/Kamalondo, le même réseau au service du cité Katumbi s’active à faire disparaitre tous les dossiers pénaux le concernant avec le concours de certains agents de l’ordre judiciaire en mal de positionnement auxquels est promis asile extérieur paisible, comme pour la juge présidente, objet ce jour des manipulations et qui doit répondre de ses actes devant le juge disciplinaire.
Une décision de justice ne peut être combattue efficacement que par les voies des recours exercées dans les formes prescrites par la loi et examinées par l’autorité judiciaire compétente instituée à cette fin.
L’incitation faite aux juges et aux Greffiers à renier leurs serments et obligations professionnels ne dénote nullement l’exercice légitime des droits de la défense reconnue à toute personne et encore moins l’esprit de l’Etat de droit auquel doit aspirer tout citoyen congolais.
Fait à Lubumbashi, le 3 août 2016
Le Greffier Principal de la Cour d’Appel
Ildephonse Ngoy Tangizya Mata
Directeur

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